jeudi 24 juin 2010

Macchu Picchu: que maravilloso!

Je ne connais pas les criteres de l’UNESCO pour définir ce qui est ou n’est pas une merveille du monde mais ce qui est sur c’est que le site du Macchu Pichu est vraiment incroyable…

Perché sur des sommets vertigineux recouverts de vegetation tropicales, insoupconnable depuis la vallée, on comprend facilement que le Macchu Pichu soit resté des centaines d’années dans l’oubli.
Je ne sais pas si le plus impressionant est de savoir que des centaines d’hommes et de femmes ont construits une cité dans un lieu pareil ou de savoir qu’ils y ont vécus toute leur vie. En tout cas on pourrait rester des heures a admirer les restes de cette cité au milieu de ce paysage incroyable !

Pour profiter pleinement du Macchu Pichu il faut se lever tot … tres tot et avoir des gambettes en pleine forme pour les innombrables marches incas qui nous attendent ! Une fois que les formalité de bus, billets et poincons sont validés on commence la journée par l’ascension du Wayna Pichu. Ce mont qui domine le site du Macchu pichu est réservé aux 400 premiers visiteurs qui souhaitent profiter de la vue plongeante sur la vallée et le Macchu Pichu. Les places s’arrachent donc avant le lever du soleil ! On passe une bonne heure a gravir le sentier tracé par les incas, retrouvant les pierres taillées pour leur pas, avant d’arriver au sommet plutôt etroit où il est difficile de trouver une place. La vue est incroyable, d’un coté les monts vertigineux aux sommets enneigés, de l’autre la cité du Macchu Pichu en forme de condor, dont la plupart des terrasses sont construites, on ne sait comment au dessus du précipice ! On redescend de ce mont en passant par une caverne et un temple de la lune tout autant isolé et paradisiaque avant de retrouver le sentier menant au Macchu Pichu.

Le soleil maintenant bien haut (on a passé quand meme plusieurs heures a suer sur le sentier incas, a se demander comment les habitants pouvaient parcourir ces chemins plusieurs fois par jour !) on profite des ruines du Macchu Pichu sous un soleil de plomb ! Parcourant les rues entre quartiers residenciels, places centrales, lieux de prieres, terrasses agricoles, carrieres de pieres et les nombreuses fontaines ou coulent toujours de l’eau… la vue est incroyable et la prouesse de vivre dans ces conditions ici tout autant ! Bon j’arrete d’essayer de decrire ce lieu incroyable et vous laisse profiter des photos !

Mais si le Macchu Pichu est resté oublié de longues centaines d’années, il ne l’est plus maintenant et les 2500 touristes qui viennent le visiter chaque jours modifient non seulement le paysage mais aussi et surtout toute l’economie de la région ! Je crois que l’on peut dire sans trop exagéré que se rendre au macchu pichu avec un budget de veritables backpacker tient un peu du calvaire !

Aguas Calientes, ultime point de départ pour le Macchu pichu est située au fond d’une vallée, sans route ni moyen de transport autre que le train. Les 2 compagnies qui gerent les transports ferroviaire, appliquent forcement les tarifs qui leur font plaisir et annoncent d’ailleurs tous leur prix en dollars. Pour vous donner une idée, un aller retour d’Aguas Calientes à Piscacucho (dernier village de la vallée accessible en voiture), 1h30 de train, 200 soles. Somme qui permet à n’importe quel touriste de traverser le Pérou du nord au sud en bus …
Hormis cette voix ferrée, le fameux chemin de l’inca tracé il y a des centaines d’années permet de rejoindre le Macchu pichu en 4 jours a partir de Piscacucho. Mais cette randonnée ne se realise qu’avec des agences qui prennent les reservations 3 à 4 mois à l’avance avec des prix … aussi indiqués en dollars. Donc ceux qui ne sont pas satisfait par ces deux solutions peuvent se risquer à rejoindre Aguas Calientes à pied en suivant les rails… c’est evidemment ce que nous avons fait ! Et bien si vous vous posez la question, sachez que marcher le long d’une voie ferrée n’est pas du tout agréable meme au milieu d’une jolie vallée pleine de ruines incas ! Et sachez aussi que si vous posez une question à plusieurs peruviens vous n’aurez jamais la même reponse, c’est uniquement en faisant les experiences par vous-même que vous saurez si l’un vous a repondu quelque chose d’a peu pres vraisemblable !

Dans tous les cas on est revenus à Cuzco entiers et courbaturés, le portefeuille bien allegés par notre retour en train mais au moins nous avons evité les mouvements de greves qui ont bloqué la région pendant 2 jours !

Arequipa, la belle blanche

Après avoir traversé les plaines désertiques du sud du Pérou nous découvrons Arequipa, nichée entre les volcans et sa nappe de pollution. Ville importante du Pérou, les bâtiments témoignent de la richesse actuelle et passée de la ville. La cathédrale incroyable, siégeant sur la place centrale au milieu des arcades avec les volcans en arrière plan explique la fierté des habitants pour leur ville !

Nous passerons quelques jours à nous balader dans la ville, à se faire accoster par un nombre incalculable de rabatteurs nous proposant toute activités touristiques possibles. Mais nous gardons notre bonne humeur et en s’éloignant des rues touristiques nous trouvons rapidement la véritable ville péruvienne avec ses marchés et innombrables boutiques ! Nous découvrons, dans de véritables restaurant péruviens, les ceviches (poissons marinés), maïs grillés et autres boissons intéressantes. Nous rencontrons aussi Leopoldo, coiffeur incroyables qui manie rasoir et ciseau comme un as du haut de ses 81 ans ! Son associée se débrouille plutôt bien niveau coiffure et offre à Poup un nouveau look tressés qui soulèvera de nombreuses acclamations péruviennes !

Le Canyon de la Colca, second canyon du monde par sa profondeur, attire toute l’animation de la région. Nous avons passé une journée à profiter des paysages en terrasses et des villages de la région. Mais le plus impressionnant est l’heure que nous avons passé à admirer les vols de condors des Andes ! Ces oiseaux incroyables d’1m80 de hauteur et 3 m d’envergure (bon dixit par le guide à qui je ne confierai pas grand-chose non plus) passent leur matinée à voler au dessus d’un apique devenu un mirador. Une dizaine d’oiseau immenses passent en planant au dessus de nos têtes faisant des cercles et profitant des courants d‘airs ascendants. De loin il paraissent majestueux et impressionnants mais de près, leur ressemblance avec les dindons retire toute notion de classe que l’on aurait pu supposer ! En tout cas, pas évident à prendre en photos !

Notre dernière journée à Arequipa a été sous le signe de la culture : le couvent de Santa Catalina, village a l’intérieur de la ville où des centaines de sœurs ont vécus isolées pendant prés de 400 ans, se dévouant à la prière. Nous avons visité les cellules dans lesquelles elles vivaient, comprenant leur mode de vie et bien sur les nombreuses chapelles !

Nous quittons Arequipa pour Cuzco par un bus de nuit incroyablement confortable (on a même eut un repas et une couverture !). On devrait y retrouver Christophe et Aurélie qui s’y sont installés depuis plusieurs semaines et ont donc surement de bons plans à nous indiquer ;)

lundi 14 juin 2010

Lac Titicaca

La lac Titicaca, un des plus haut lac navigable du monde, est à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, perché à plus de 3800 mètres d’altitude ; il a été le bassin de nombreuses civilisations au cours du temps.

Nous quittons définitivement La Paz par un bus bolivien très confortable (incroyable! ) en direction de Copacabana. Apres quelques heures de route dont une traversée du bus sur un ferry « à la bolivienne » nous arrivons dans le village de Copacabana… rien à voir avec les plages brésiliennes, je confirme !
Nous nous baladons dans le centre et visitons le sanctuaire vraiment majestueux du centre de la ville. Posée sur les rives du lac Titicaca, la ville a une note de cité balnéaire, la chaleur en moins mais les lumières du coucher de soleil sur le lac sont quand même magnifiques ! C’est au petit matin, sous la brume et la pluie que nous prenons un bateau qui nous emmène sur l’Isla del Sol, paradis du coté bolivien. Heureusement le soleil se dévoile comme promis lorsque nous gravissons les premières marches de l’ile et nous aurons pour toute la suite de notre séjour un temps irréprochable ! Traversant l’ile du sud au nord nous aurons le temps de profiter des paysages avant d’arriver au soleil couchant dans le village du nord où nous passerons la nuit. Quoique le sentier est assez touristique, les habitants du village restent très autonomes et indépendants, c’est un plaisir de découvrir leur façon de vivre et de discuter avec eux ! De retour à Copacabana nous tombons en pleine fête d’anniversaire de la province… et donc en plein défilé ! Enfants, jeunes et adultes paraderont tour à tour dans un maximum de déguisement possible, de la tenue traditionnelle aux uniformes professionnels en passant par les chars et bien évidement tout cela au rythme des fanfares ! Dans ces moments là, on peut se mêler à la foule sans être perçu comme un touriste et s’impressionner avec eux des costumes !

C’est sur des airs de fanfares que nous quitterons la Bolivie, riches des paysages incroyables de ce pays !


Mais notre découverte du Lac Titicaca ne s’arrête pas là ! Apres avoir passé la frontière péruvienne, nous arrivons à Puno, ville importante toujours en bordure du lac. Nous partons pour deux jours de navigation sur la partie Nord du lac, visitant successivement les iles Uros, l’ile d’Amantani et l’ile de Taquile.
Les iles d’Uros, aussi appelées iles flottantes, sont les plus impressionnantes ; construites uniquement à partir de roseaux Totora et de cordes, les familles vivent en autonomie sur ces iles. Aujourd’hui subsistant grâce au tourisme pour la plupart, il reste des communauté se dédiant à la chasse et à la pèche mais la dégradation de l’environnement met leur survie en péril. Nous avons donc passé quelques heures sur une de ces iles où le habitants nous ont expliqué la construction des iles et leur façon de vivre, visitant leur maison et goutant à la Totora !
L’ile d’Amantani, ile naturelle où nous avons passé la nuit dans une famille aura aussi été l’occasion de découvrir les coutumes des populations y vivant ! Cuisine à base de toutes sortes de pommes de terres et soirées folkloriques plutôt animées ! L’ascension au sommet de l’ile aura été une fois de plus l’occasion d’un magnifique coucher de soleil profitant de la vue sur les chaines de montagnes boliviennes !
Enfin l’ile de Taquile aux airs helléniques nous accueillera pour une balade au milieu des villages, écoles et sentiers pavés profitant de la vue et d’une délicieuse truite grillée avant de reprendre le bateau pour rentrer sur Puno !


Le Lac Titicaca est décidément un endroit magnifique quelque soit le coté par lequel on le visite ! Un lac à cette altitude nous fait perdre un peu nos repères d’européens : la plage ne suffit pas à nous réchauffer et les nuits y sont froides ,même si le soleil tape décidément bien plus fort qu‘en Méditerranée !

Région de la Paz

Vous imaginez bien que nous n’avons pas passé une dizaine de jours à arpenter les rues de la Paz ! Nous avons aussi profiter des folles excursions accessibles dans les alentours !

Nous avons descendus en vélo « la route de la mort » ! Nous pouvons maintenant le clamer haut et fort puisque nous en sommes sortis indemnes , et avec toutes nos dents !
Connue pour être la route la plus dangereuse du monde par ses lacets, son étroitesse et surtout ses apiques vertigineux de nombreux touristes, professionnels et boliviens y perdent la vie chaque année !
Nous commençons la descente à la Cumbre à 4700 mètres d’altitude et après une petite heure sur l’asphalte, nous arrivons sur la véritable route de la mort. Nous passerons 3 heures de descente à n’utiliser presque que les freins, traversant gués et passant sous les cascades, évitant les précipices et les gravillons dangereux ! Toute la descente se fera dans des paysages tropicaux où la végétation amazonienne rend les falaises encore plus impressionantes ! 3500 mètres de dénivelé plus bas nous seront accueillis dans un hôtel où nous profiterons des douches et de la piscine avant de nous faire dévorer par les moustiques ! Journée pleine de sensation dans une bonne ambiance !

Nous aurons aussi fait une petite escale à Sorata, village charmant perché à flanc de collines d’où partent de nombreuses randonnées. Rien que le trajet en micro vaut l’expérience en elle-même ! Entre la traversée de l’Alto (ville populaire au sommet de La Paz) suivie de la traversée de l’altiplano et enfin de la descente dans la vallée des Yungas, nous nous régalons les yeux de ces paysages incroyables ! Malheureusement les guides sont obligatoires pour les randonnées de Sorata et relativement chers lorsque l’on part à deux. Nous nous serons donc contentés de nous balader dans la ville et dans le labyrinthe de notre hôtel avant de reprendre le trajet en sens inverse.


Mais notre aventure la plus extrême reste quand même l’ascension du Huayna Potosi, haut de 6088 mètres !

Nous partons avec des guides affiliés pour 3 jours de sensation. Chaussant chaussures, crampons, baudriers et casques, c’est piolet en main que nous nous entrainons sur un vieux glacier la première journée. Apprenant à planter les crampons et les piolets, on s’habitue à la résistance de la glace faisant de notre mieux pour mémoriser les mouvements et les pas. Apres une nuit dans un premier refuge nous partons, chargés de notre équipement (nos gros sacs sont vraiment pleins) pour quelques heures de montées parmi les roches jusqu’au rock camp à 5200m. Nous y passerons l’après midi à essayer de se réchauffer au maté de coca en discutant avec nos deux compatriotes d‘excursions. A 5h nous avons le droit à notre diner préparé par nos guides et au lit à 6h… essayant de trouver le sommeil malgré le froid et le vent qui fouette le refuge. A minuit le guide vient nous réveillé et c’est avec un peu de peine que nous revêtons notre équipement, toujours frigorifiés… heureusement que le maté de coca est toujours la ! A 1h nous posons notre premier pas dans la neige, encordés 2 par 2 avec les guides, frontale au front, l’ascension de 6h commence ! Il nous faudra un certains moment pour trouver notre rythme et s’habituer à la respiration en altitude chacun réagissant différemment….
Bon la je suis un peu embêtée pour raconter la suite… difficile de trouver les mots juste et je ne peux même pas vous demander de vous fier aux rares photos que nous avons … On va dire que les 6h sont passées non sans mal et que la dernière demi heure, vraiment technique, s’est joué plus au moral qu’autre chose ! Mais une fois au sommet … Le lever de soleil sur les toits de la Bolivie nous a procuré une sensation vraiment incroyable. Outre l’effort physique réalisé et le silence de la montagne, la vue sur autres sommets, le lac Titicaca, le Pérou et la Paz sous une mer de nuage… vraiment extraordinaire !

Incontestablement un des moments les plus fort de notre voyage !

La Paz

Le soleil et la douceur du conducteur nous tirent de notre sommeil alors que le bus aborde les hauteurs de la Paz. La vue est époustouflante, cette vallée tapissée de maisons de briques rouges s’étire hors de la brume du matin, laissant apparaitre les sommets enneigés de l’Illamini… Oui je fais un effort dans la description vue que pour une fois les photos ne rendent pas le spectacle ! Nous nous laissons emmener par un taxi dans le fourmillement désordonné de la Paz pour arriver dans un hostel du quartier de Sagarnaga. Nous passerons finalement une bonne dizaine de jours dans la capitale économique et politique de la Bolivie; arpentant les rues raides, découvrant les étales et les comedors, nous faisant à l’altitude, dégustant liquados et coktails sans nous laisser malmener par la folle circulation !

Il faut savoir que dans ce genre de ville, il n’y a pas de magasin, tout ce qui s’achète se trouve sur les stands tenus pas les mamitas bolivienne : des pates en vrac, au papier toilette en passant par les livres, toutes sortes d’habits, les becs de toucans, les piles, les fœtus de lama séchés, les chaussettes, les montres ou le dentifrice : on trouve de tout !
Il en est de même pour ce qui est comestible ! A chaque pas ou presque, il est possible de tomber sur de la nourriture: que ce soit des jus fruits étranges, des beignets, des pains, des espèces de popcorn bolivien, des saltenas et toutes autres spécialités que je ne prendrai pas le temps de vous décrire ! Il y a aussi les comedors, ou il est possible de déguster dans la rue sur un petit tabouret une soupe maison et un plat de poisson ou de viande avec l’eternel patate-riz. Toute cette « organisation » donne l’impression que les boliviens sont en train de manger à n’importe quelle heure de la journée et surtout permet de comprendre les odeurs de la ville ! Forcement les mamitas font leur vaisselle derrière leurs marmites et entassent les déchets au même endroit… mieux vaut regarder ou l’on met les pieds lorsque la nuit tombe !

Maintenant que le décor est un peu planté il ne faut pas oublier que la Paz est riche en bâtiments historiques assez remarquables. Nous nous sommes baladés dans les rues principal, quartiers coloniaux jusqu’au mirador Kilikili et j’espère que les photos vous donneront un aperçu réaliste. La Paz est une ville certes bruyante, polluée et sale mais qui a aussi un dynamisme et une énergie incroyable ! Certains quartiers sont vraiment agréables à découvrir et les boliviens, bien qu’ayant un visage souvent fermé sont très agréables dès qu’on commence à discuter avec eux, nous faisant souvent le plaisir de leur sourires édentés !

Mais La Paz ne serait pas La Paz sans ses alentours !

jeudi 10 juin 2010

Sucre versaillaise

C‘est un autre bus en bien meilleur état qui nous amèneras à Sucre, Capitale constitutive où siège le pouvoir judicaire de la Bolivie. Cette ville, incroyablement riche, n’est pas vraiment à l’image du pays mais n’en est pas moins agréable à vivre ! Des rues joliment arborées, des bâtiments coloniaux blancs et soignés, une place centrale très sympathique et une ambiance bien agréable !

Une fois l’hostel de la Torre trouvé, nous passerons pas mal de temps à nous balader dans les rues. Nous errons au milieu des stands et nous enfonçons dans les richesses du mercado central ou on trouve tout ce qu‘il a de comestible … ou pas ! Nos tètes de gringos invitent a une certaine inflation auprès des mamies boliviennes… mais c’est le jeu et on peut négocier un peu. On prend nos habitudes dans certains resto au point de faire la bise au serveur et de connaitre la carte par cœur (les cocktails sont plutôt sympa !) mais on expérimente aussi les almuerzo locaux et bien copieux.

On découvre les soirées de l’alliance française où un petit film avec Jean Reno fait toujours plaisir à voir. Nous nous cultivons au musée des arts indigène, vraiment intéressant, surtout quand on voit ce qu’ils sont capables de tisser et qu’on a le droit à une démonstration de tissage en live !
Nous partons pour une virée d’une journée autour de la ville. Au programme visite du site archéologique sur les dinosaures (des empreintes en très bon état ont été découvertes par une entreprise qui en a fait un musée) puis le Castillo de la Gloriette et le mirador de la Recoleta au soleil couchant sur la ville de Sucre … vraiment très chouette ! Nous finirons par la visite de la Casa de la Moneda avant de reprendre la route vers une autre capitale de la Bolivie.

samedi 5 juin 2010

Potosi

Quittant Uyuni, le bus nous emmènera à Potosi par l’unique piste laborieuse. Nous avons dégusté instant par instant les 7 heures de trajet, je ne sais pas si le confort venait de la taille des sièges, de la fenêtres ouverte malgré le froid de la nuit ou bien de l’odeur; dans tous les cas nous étions bien lotis comparé à ceux qui ont passé tout le trajet debout ! Le bus nous déposera dans une rue ou un taxi prendra le relais pour nous emmener à l’hostel. Quelques minutes plus tard nous sommes tous au chaud, au fond de nos lits !

Potosi se révèle être une jolie ville dont les bâtiments témoignent de son ancienne richesse fulgurante. Fondée au XV ème et immédiatement convoitée pour les richesses minières de son « Cerro Rico », la ville finança une bonne partie de l’empire espagnol pendant ses années d’opulences. Lorsque les filons mal exploités commencèrent à s’épuiser et que le cour des minerais s’effondra Potosi tomba dans la pauvreté et la ville perdu la moitie de ses habitants. Mais les innombrables églises, maisons de maitres, universités et édifices sont encore là pour témoigner de son histoire.

Nous avons donc passé 3 jours à arpenter difficilement les rues pavées de Potosi en compagnie d’Aurélie. La ville se situe quand même a 4000 mètres d’altitude, du coup nos petits poumons d’européens s’essoufflent vite ! On aura eut la chance de voir les défilés en musique de l’école Don Bosco. Les enfants plus ou moins motivés se déhanchent en musique et les musiciens, aux poumons clairement boliviens, les suivent en rythme quelque soit la rue choisie ! On aura fait le tour des marchés, admirant leur technique de découpe et de conservation (ou pas) de la viande, leurs étales de fruits, quinoa et tout autre choses qui peut se marchander ! Nous aurons admirés les églises, se seront cultivés au musée de la Moneda où étaient frappées les pièces de monnaies et nous aurons même été au ciné pour un film sur la Pachamama en quechua sous titré en espagnol ! Plutôt intéressant !

Mais ce qui restera le plus marquant sera quand même la visite de la mine Rosario du Cerro Rico !
Equipés comme de vrais mineurs nous avons suivis Veimar dans les conduits de la mine, marchant dans la boue, descendant les échelles, aspirant l’air chaud ou froid de la mine et marchant accroupis quand les conduits étaient trop bas. Nous avons rencontrés plusieurs mineurs au travail à qui nous avons pu poser quelques questions et que nous avons ravitaillés en coca, cigarettes et alcool a 96° si si ils en boivent un litre pur par semaine ! A coté du Tio de la mine nous auront appris les légendes occultes des mineurs et découverts leur pratiques quotidiennes ! « Koupac niu Kolpa ». Aurélie nous en raconteras peut être plus lorsqu’elle aura rencontré son futur mari en dehors de la mine ! ;)

mercredi 2 juin 2010

Sud Lipez et Salar d'Uyuni

Au matin, nous rencontrons nos 3 compagnons de route pour les 4 prochains jours. Nous seront un bon groupe de français : Gregg et Camille, en tour du monde depuis plus de 6 mois et Aurélie qui a prévu de parcourir l’Amérique du Sud pendant 6 mois. Notre chauffeur/guide sera Marcelo et Eli, sa femme, sera notre cuisinière.
Après avoir mis tous les sacs sur le toit, nous voila en route pour 4 jours et plus de 1000 kilomètres de sable, poussière, roches ou encore de sel.

El Sillar (La selle) est le premier intérêt géologique où la roche a été taillée en aiguille, au fond d’une vallée entourée de deux pics.
Nous traversons deux villages typiques, aux maisons en adobe et les toits en paille. Nous mangerons dans le deuxième : très agréable surprise, Eli cuisine très bien ! Ca promet pour les prochains jours !
Au fur et à mesure des sentiers, nous passons à côté de lamas et autres vicuñas, qui ont tous des rubans aux oreilles (chaque année, leurs propriétaires leur taillent les oreilles et les décorent lors de la fête du lama)
A San Pedro de Las Ruinas, ancien village minier déserté après que les habitants aient cru être victimes d’une malédiction (de nombreuses morts suspectes, à priori dues à la contamination de l’eau), Toutoune découvre, au détour de ruines, des vizcachas. Un genre de lapin-kangourou à longue queue ; non, n’imaginez pas un lapin avec une poche ventrale ! Plutôt un lapin aux pattes avant très courtes et à la queue longue et touffue.
Avant d’arriver à notre premier hôtel, nous passons notre premier point culminant de ce tour : 4855m!
Le petit hôtel qui nous accueille est rempli de français ; le groupe de 10 personnes qui y loge déjà n’est pas très aimable, mais peu importe. Notre petit groupe finit de faire connaissance et nous passons une très bonne première soirée, qui se finira, au chaud, dans la cuisine, là où nous découvrons la Pupusa (non non, ce n’est pas une drogue, nous assure Marcelo!) qui se prend en infusion et aide à faire passer le mal d’altitude.

Le deuxième jour, nous passons plusieurs lagunes où nous voyons nos premier flamants roses. Ces lagunes sont aussi exploitées pour en extraire des matières qui serviront à faire des céramiques, des plastiques ou encore, des détergents. A midi, nous arrivons à la Laguna Verde, l’une des lagunes phares de l’excursion qui a la particularité de changer de couleur (devenir verte) à midi et qui est bordée par le Volcan Licancabur (après tant de fois répétées, j’arrive enfin à me souvenir de son nom) au sommet enneigé.
Les sources d’eau chaude ne nous attirent pas vraiment (il fait froid dehors quand même, et elles sont déjà bien remplies de baigneurs au maillot de bain à fleur) et nous mangerons en vitesse et nous éloignerons des gros groupes.
L’excursion du Salar d’Uyuni et du Sud Lipez est très prisée (même en basse saison) et, tout au long du tour, nous avons cherché à éviter de faire partie de la file de dix 4x4, qui débarquent les touristes en masse aux points d’intérêt.
Ainsi, dans la soirée, nous arrivons à la Laguna Colorada, lagune de couleur rouge, à cause des minerais et montagnes rouges alentours, du fait de l’oxydation du fer. La marche pour voir le coucher de soleil sera extrêmement venteuse et froide ! (nous sommes à 4200 m d’altitude)

Le troisième jour débutera par un arrêt à l’Arbol de Piedra (Arbre de pierre) et une petite ascension d’une des roches érodée. Puis nous passerons diverses lagunes où se reflètent parfaitement les montagnes et où les flammants roses posent majestueusement pour l’objectif de Toutoune !
Nous mangeons seuls, dans la Valle de las Rocas… enfin, presque seuls puisqu’une vizcacha vient manger les pelures de tomates, puis les Pringgles (la chanceuse) et posera aux côtés de la mascotte de Gregg et Camille (un panda qui en voit de toutes les couleurs)
En fin de journée, nous arrivons sur le Salar d’Uyuni (le plus vaste ancien lac salé, qui ne cesse de s’étendre) puis sur l’Isla de los Pescados ou encore, Inca Huasi (la Maison des Incas en quechua… on va finir polyglotte!!) Cette île de roche volcanique et de corail, remplie de cactus (dont certains quasi millénaires) Nous verrons le coucher de soleil du salar, un moment magique !
Notre dernier hôtel (à moitié construit en sel) se trouve sur l’une des îles du salar (il y en a 36 en tout)
Nous sommes reçus par le propriétaire complètement saoul qui nous explique que c’était aujourd’hui la fête locale et qu’il ne pourra pas nous recevoir comme il le voudrait (un monologue d’environ 5 minutes entrecoupés de longs blancs…)
Soit, nous passerons cette dernière soirée tous ensemble, loin de tous tumultes. Eli et Marcelo nous joignent pour prendre un verre et manger (d’habitude, nous mangeons « entre touristes » car ils restent dans la cuisine avec les autres guides et cuisinières, mais ce soir, l’hôtel est vide) Soirée pleine de fous rires grâce aux histoires de Marcelo !

Le dernier jour, nous nous levons tôt pour aller admirer le lever du soleil sur le salar (encore une fois, magique… et frisquet !) Puis nous monterons les pentes du volcan Tunupa (une grande partie en 4x4, puis à pied, mais on restera loin du sommet !) pour aller voir des momies (ou plutôt, des ossements) et des champs de quinoa. Nous apprendrons comment il est cultivé, égrainé puis envoyé dans le monde entier.
Avant le dernier déjeuner, que nous prenons au milieu du salar, nous faisons un grand nombre de tentatives de photos, faisant jouer les distances (on ne distingue pas les distances sur cette étendue de sel) et qui rend un résultat plus ou moins réussi (certaines sont floues en premier plan, d’autres où les distances sont mal gérées, etc.) Non sans mal, nous immortalisons notre rencontre éléphantesque ; certes, c’est flou… on sait déjà qu’il va encore bouder.

Finalement, nous arrivons à Uyuni (dont les abords sont pleins de déchets volants) où fini notre tour. Aurélie continue avec nous et Gregg et Camille repartent vers Tupiza, puis vers l’Argentine. Nous remercions chaleureusement nos guides de ces 4 jours vraiment supers.
Avec les retours que nous avons entendu plus tard, nous sommes ravis de la prestation que nous avons reçu : un chauffeur-guide qui explique ce que l’on voit, qui blague et raconte des anecdotes, et une cuisinière excellente !!!

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