dimanche 23 mai 2010

Premiers pas en Bolivie

Passer la frontière à pied est décidément bien plus simple que la passer en voiture, ou peut être est-ce la frontière Bolivienne qui est plus permissive que les chiliennes … Nous traversons sans encombre les 2 postes frontière en se faisant tamponner notre passeport pour la énième fois alors qu’une file continue de boliviens et d’argentins passe le fameux pont, bagages sur le dos sans aucune formalité …

Nous parcourons les rues de Villazon, dépassant les innombrables stands, de « cuisine » des mamies boliviennes et de marchés noirs pour les boliviens plus jeunes. Nous nous habituons avec peine à la hauteur des portes et à la taille de la population et arrivons sur la place centrale du village où une fanfare, probablement militaire regroupe la population. Sans nous attarder dans ce village frontière, nous nous dirigeons vers la gare routière pour prendre des billets de bus vers Tupiza. Une seule compagnie, un seul bus, la choix n’est pas difficile. J’évite de regarder en détail l’état du bus, confie mon sac au mec qui charge le coffre et prenons place dans le bus. Bon, les sièges aussi doivent être fait pour les boliviens puisque nos épaules ne rentrent pas… Le service est plutôt complet, plein de gamins viennent nous vendre des glaces, jus de fruit ou biscuit avant le départ… On ne s’y risque pas encore. Le bus prend la piste et nous avons l’impression de flotter sur les paysages boliviens, nous arrêtant au milieu de nulle part pour laisser monter ou descendre les gens. Le trajet durera près de 3h avant d’arriver à Tupiza, nous aurons droit à de nombreux regard, étant les seuls gringos des alentours.

Tupiza placée au milieu de falaises rouges se révèle être une petite ville dynamique très agréable pour commencer à s‘habituer à l‘altitude. Nous trouvons un hostel confortable, et partons à la découverte des paysages à cheval. Bon, ce n’est pas la même expérience qu’en Patagonie, les chevaux n’ont jamais du manger à leur faim, les selles ont l’air aussi douloureuse pour les chevaux que pour nous et le guide n’a que 13 ans mais on profite quand même du soleil et des formations géologique, incroyables une fois de plus.

Tupiza nous surprendra aussi pour son activité nocturne, malgré que la ville s’endorme profondément des 21h, nous trouverons avec Ari, Will et Ben un incroyable bar karaoké, décoré de papier alu et au répertoire plutôt important ! Ben et Will enflammerons la salle avec "Staying Alive" et nous apprendrons même quelques mots de quechua !

Apres avoir passé une journée à retirer laborieusement de l’argent (les files d’attentes sont propices aux rencontres et aux discussions intéressantes avec une sorte de militaire bolivien très sympa); découvrant le marché noir aux milles ressources de Tupiza (entre mixer électrique français et chapeau pour Poup, admirez s’il vous plait) et profitant des comedor et sortes de pensions où on ne choisit pas notre plat mais sommes toujours agréablement surpris !

Notre séjour à Tupiza se termine lorsque que nous choisissons définitivement l’agence et le groupe avec qui nous partirons faire le tour de la région Sud Lipez et du Salar d’Uyuni : 4 jours de 4x4, près de 1000 kms de pistes, des paysages à couper le souffle à ce qu’il parait …

mardi 11 mai 2010

Buenos Aires, seconde édition

Nous avons vite retrouvé nos marques à Buenos Aires et l’acclimatation à la vie porteña a été des plus agréable ! Retrouver l’ambiance cosmopolite, le rythme trépidant de la capitale et ses si nombreuses opportunités nous a fait du bien !

Parmi les grands moments, il faudra citer le retour de notre corsa au loueur de voiture (un bilan final plutôt positif par rapport à ce qu‘ils auraient pu nous réclamer), la soirée bowling et ses paris gagnés, la tignasse de fifineger et ses moultes aspects, la soirée au Konex où nous avons retrouvé des gens de tous horizons, le poulet rôti du dimanche « en famille », la soirée reggae, les pizzas, sushi et parilla libre, le musée Malba, le plateau de fromage dégusté entre Français (enfin!), le quartier de Puerto Madero et celui de San Telmo…

Et tout ca toujours en excellente compagnie (et c’est surement ce que nous avons le plus apprécié !) Outre nos hôtes toujours au taquet pour de nouvelles aventures, nous avons retrouver Nati, Hermann l’argentin de la Ruta 40, Alan le porteño rencontré à Ushuaia et bien sur notre cher Benito 42 et ses folles aventures !

La semaine a donc été des plus riche et c’est une fois de plus le cœur serré que nous nous rendons ce matin du 8 mai à la gare routière de Retiro pour entamer notre premier (et pas des moindre) trajet en bus : Buenos Aires / La Quiaca c’est-à-dire 28 heures de bus pour .

Malgré un léger retard au départ, le trajet se ferra sans encombre et nous pourrons récupérer de notre folle soirée de la veille en dormant tout notre soul dans ce bus largement occupé par des boliviens. Nous arrivons sous un soleil éclatant à La Quiaca, et partons à pied, sacs sur le dos vers les derniers mètres qui nous séparent de la frontière bolivienne.

Ode à la Corsale cheap, fidele destrier

Ô toi fidèle destrier qui nous aura emmené sur toutes les routes et tous les chemins, bravant orages viedmiens et vents patagoniens.
Toi qui aura parcouru plus de 16 825 kilomètres en notre compagnie, supportant nos humeurs et nos folies, ne montrant que peu de faiblesses.
Traversant les gués, montant jusu’à 4100 mètres d‘altitude, embarquant sur des ferrys, toujours pleine de bonne volonté.
Parfois tu as eut des accrocs mais toujours tu as sut faire vrombir tes chevaux.
Tu auras été notre amante, à tes cotés nous auront passé de belles nuits.
Malgré tes équipements super cheap nous n’aurons eut à nous plaindre que de la faiblesse de tes vitres.
Eblouis par ta beauté intérieure, nous t’avons trop souvent négligé et nous sommes habitués à tes douces nuances marrons, Ô corsa pardonne nous !

Nous avons dû te ramener à ton propriétaire, que tu as su si habilement ensorceler jusqu’au dernier moment afin de rester dans nos cœur, un souvenir en or !

Le doux son de ton moteur, les vibrations de tes essuies-glaces, le grincement de ta boite de vitesse, le chant si personnel de ta dislocation, les performances de ton autoradio… tant de choses qui vont nous manquer cruellement et que jamais nous ne retrouverons dans un quelconque véhicule.


Nous voila maintenant en périple vers d’autres horizons dans ces bus immenses et sans classe. Certes ils peuvent se vanter d’avoir une TV et des sièges tout confort, mais pour nous tu resteras à jamais l’élue de notre voyage.

Du nord vers le centre ... puis vers Buenos Aires

Prévu de longue date, le retour vers Buenos Aires s’annonçait riche en kilomètres !
Nous quittons Humahuaca de bonne heure et faisons un dernier arrêt à Purmamarca pour déposer un couple d’allemand et faire un tour de marché. Nous prenons la route vers le sud et arrivons après 500 kilomètres plus tard, à Tucuman. Ne cherchant pas vraiment à découvrir cette grande ville pour une nuit, nous trouvons un hospedaje dans un quartier éloigné du centre où nous sommes agréablement reçus par un couple argentino-suisse ! Une soirée posée de discussions partageant maté et hamac sur l’argentine suivit d’un repas dans le meilleur resto d’Empanadas (enfin pour ceux qui arrivent à les digérer).

Le lendemain, les kilomètres défilent encore jusqu’à La Cumbre et nous profitons pleinement de notre dernier ripio avec les vaches de la région. Le paysage pourrait nous faire croire au massif central au soleil couchant; ce charmant petit village perdu dans les vallées est un pied a terre apprécié des habitants de Cordoba.

C’est un dimanche midi que nous arrivons enfin à Cordoba et nous prenons quelques jours pour découvrir la ville, ses monuments et ses musées. Les rues piétonnes bondées, les terrasses ensoleillées, le musée de la memoria (témoignage de la dictature argentine militaire) églises, chapelles et cathédrales nous cultivent un peu !

Un coup de cœur en passant par Rosario où est né le drapeau argentin et Ché Guevara (quand même !). Nous passerons l’après midi à nous balader dans cette ville pleine de charme, typiquement argentine et attachante.

Le lendemain, nous prenons la route pour la capitale fédérale quittant rapidement la tranquillité des grandes routes pour la circulation joyeuse et dynamique de l’agglomération. Nous arrivons sans encombre et nous garons devant le 66 Pasco, c’était il y a exactement 2 mois et demi que nous quittions cette rue… assez difficile a croire que le temps passe si vite ! Mais ca fait plaisir de revenir en terrain connu et apprécié !

dimanche 2 mai 2010

Argentine du nord … toujours au milieu des Quebradas

« Salta la Belle » a décidément de quoi plaire ! Certes ses rues (piétonnes ou pas) sont bondées, les horaires des musées sont désobligeants et la chaleur peut être étouffante mais l’ambiance est jeune et dynamique journées comme soirées, on y trouve des églises partout et la région est vraiment magnifique ! Nous retrouvons à l’hostel Aurélie et Christophe que nous avions rencontré à Ushuaia et partons pour une « journée altitude » dans la « Quebrada del Torro ».

La Corsa prend fièrement la route de montagne avec ses 4 passagers et nous emmène jusqu’au 4080 mètres d’altitude de la route. Nous parcourrons a pied les 20 mètres restant « histoire de » ! Chacun ressent plus ou moins l’altitude, ce qui est sur c’est que nous sommes tous essoufflés : préparation pour la Bolivie ! Seulement âpres avoir admiré le site des ruines de Santa Maria nous sommes autorisés à déguster un déjeuner dans le seul comedor de la région ! Nous redescendons sur Salta, profiter de véritables Biffe de Chorizo « cuits à point s’il vous plait » et de quelques cocktails orgasmiques dans les fameuses peñas ! ;)

Nous quittons finalement Salta par la route de la corniche qui nous rappelle un peu la route australe en version asphaltée, emmenant avec nous Christophe et Aurélie qui ont trouvé de la place pour leurs sacs ! Nous évitons Jujuy et arrivons directement au village de Purmamarca, avec chance sans bus touristiques ! Purmamarca est nichée au pied de l’incroyable « palette du peintre » (encore une formation géologique incroyable, désolée de me répéter, j’espère que les photos ne vous lasseront pas !) ses rues poussiéreuses et ses maisons enduites d’ocres en font un village charmant quand la place n’est pas envahie par les touristes en masse ! L’artisanat reste tout de même une activité première du village au point que Poup se trouve un chapeau ! Les lamas à la queue leu leu nous suivront pour le reste du voyage ! Nous passerons une soirée dans l’ambiance locale, entre spécialités de lama et de quinoa et musiques folkloriques.

Nous reprenons la route vers Tilcara où nous marcherons à la recherche de la Garganta del Diablo avant de se balader dans le village plus vivant et autonome que Purmamarca. La route est une attraction a elle seule, les Quebrada s’enchainent, plus intenses les unes que les autres sur les 50 kms qui mènent à Humahuaca, changeant de teintes selon l’heure de la journée et les nuages. Le village d’Humahuaca s’impose par son bâtiment « majestueux » en hommage à la libération de la région mais nous lui avons préféré la vue de la région du haut des falaises blanches et éventées. C’est à ce point de vue que s’arrête notre course vers le nord de l’argentine. Le lendemain nous reprendrons la route vers le sud, avalant les kilomètres vers la cosmopolite Buenos Aires. Nous avons apprécié ce Nord au caractère particulier autant par ses paysages, sa population que sa culture et ses spécialités, peut être un avant gout de la Bolivie !


Où sommes nous ?


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