vendredi 23 avril 2010

San Juan et La Rioja entre parcs et ruines

Nous arrivons à San Juan en début de soirée et découvrons de nuit cette ville joyeuse et animée du haut de sa tour romantique. Entre l’auberge sympathique et les échanges d’adresse mail avec un certain policier francophile, l’accueil aura été des plus chaleureux mais nos journées avec la corsa étant maintenant comptées nous reprenons rapidement la route vers le nord.

Notre première halte au fameux sanctuaire de la « Difunta Correa » nous permet de nous recueillir comme il se doit dans la modeste chapelle de cette sainte si chère aux argentins. Pour la petite histoire, la Difunta Correa est une jeune femme qui a parcourut les chemins d’Argentine à la suite de son mari enrôlé dans l’armée, leur fils dans les bras; elle est malheureusement morte de soif avant d’arriver à destination mais son fils, tétant encore a été retrouvé vivant. Ce miracle est honoré sur toutes les routes du pays par des hôtel recouverts de dizaines voire de centaines de bouteilles d’eau en plastique (oui sur le bord de la route ca peut avoir des aires de décharge à ciel ouverts).

Notre route nous a ensuite menée jusqu’au parc d’Ishigualasto aussi appelé Valle de la Luna qui lui n’a rien de modeste ! Encadré par deux chaines de montagnes ocres, cette plaine a été érodé par le vent et l’eau et a mis à jour de nombreux fossiles animaux et végétaux ainsi que des formations géologiques assez incroyables ! Notre guide « passionné » (cf. photo) nous fera l’honneur de monter dans la corsa pour parcourir les sentiers de cet espace protégé en compagnie de renards, guanacos et autres voitures du cortège guidé, corsa en tête. Malgré les nuages qui ternissent un peu le tableau, nous pouvons donner libre cours a notre imagination et profiter de ce paysage incroyable !

Le lendemain nous quittons l’hospedaje de Villa Union salués par notre hôte Coco le perroquet et traversons le village de Chilecito puis de Londres où nous visitons les ruines incas de El Shincal. Escaliers, cactus et collines fideles aux images pré formatées des villages incas avec en bonus une vue magnifique sur la vallée. Au village de Belen, on erre un moment dans le marché artisanal au milieu des ponchos, chapeaux de gauchos et peaux de lamas mais malheureusement on ne trouvera rien d’assez chaud pour remplacer nos manteaux (Poup fonde plus d’espoir dans les ponchos boliviens : surement moins cher et plus chaud, suite au prochain épisode ).

Le lendemain nous traversons Hualfin en goutant à la cuisine locale et nous arrêtons, pour une halte forcée, à Santa Maria. Notre chère Corsa a donné beaucoup de bonne volonté pour gravir les derniers monts et frontières mais on sent bien que ce n’est plus suffisant pour vaincre la cordillère des Andes. Apres avoir vidé plusieurs fois le réservoir du liquide de refroidissement durant les 1000 derniers kilomètres (on avait notre bidon d‘eau distillée a portée), le moteur se met a chauffer brutalement et on atterrit au garage familial du village. Au bout de 2 heures d’effort du gang des « sans caleçon », notre radiateur est démonté, vidé, nettoyé, désossé, recollé, remonté et rempli… avec les moyens du bords. Il faut avouer qu’ils sont en train de déplacer leur garage 4 quadras plus loin, c’est surement pour cela que les fils électriques sont branchés sans prise à quelques centimètres du tuyau d’arrosage et que les cendres de leur clopes manquent de peu la résine fumante du radiateur ! Pas gratuit mais efficace, nous reprenons la route avec une corsa en pleine forme !

Un petit détour pour la soirée à Taffi del Valle où la nuit est fraiche et où nous chercherons en vain les sentiers de randonnées et le champ de menhirs déplacé de leur lieux d‘origine (surement pour cela que notre flair de gaulois ne les a pas trouvé d‘ailleurs). Nous nous consolerons avec les ruines de Quilmes et leur lamas ! Nichées sur les bords de la vallée, ces ruines d’une tribu indienne siègent maintenant au milieu des cactus géants et d’une famille apprivoisée de lamas.


Nous nous dirigeons maintenant vers Cafayate ou parait-il on y fait le meilleur vin du pays (même meilleur que les vins Français) et où le paysage est des plus marquants…

2 comments:

Adri 24 avril 2010 à 08:58  

Ahah vous avez surpris bernard henry lévy avec un chapeau de gauchos ^_^ (bien joué !).

Hum à part ça, super photos, on dirait un musée d'art moderne de plein air croisé avec un jardin japonais.
Pas de sacrifice en haut de l'autel inca ? (enfin tu me diras, pour les jeunes vierges on repassera *ahah commentaires grivois gniark*).

Eh hop, un power-up pour la corsa ! (vous auriez dû prendre un tank déstocké ^_^).

Marie-Noëlle 26 avril 2010 à 16:19  

Super photos. Bisous

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