La Pampa
La Pampa, ça y est, c’est fait !
3 jours de route et de villes où se sont enchaînés de nombreux paysages.
Quand on pense à la Pampa, on s’imagine des herbes folles et des terres arides à perte de vue. Et bien, c’est cela… et plus.
Nous vous avons laissé à Buenos Aires et sa vie de grosse capitale. Nous l’avons quitté par l’Autoroute N°1 (pas si difficile à trouver finalement ! Merci le Guia T) en direction de La Plata, capitale de la Province de Buenos Aires.
Au passage, petite explication sur l’Argentine. Le pays est divisé en provinces dont la plus grande est celle de Buenos Aires (bien que la capitale n’en fasse pas parti) et chacune d’entre elles possède une capitale.
Nous voici donc dans la Plata, qui compte un peu plus de 800 000 habitants. La ville inspire un certains dynamisme et l’on se sent déjà loin de l’effervescence de Buenos Aires.
C’est d’abord son imposante et magnifique cathédrale gothique qui nous a marqué et je l’espère vous aussi, car nous avons dû affronter de feroces moustiques pour immortaliser sa beauté. Mais aussi ses deux places fleuries (Moreno et San Martin ; ce dernier nom, vous n’avez pas fini de le lire) et son parc Rivadavia (« c’est Rivadavia ça ? Ah, non, on n’y est pas encore, y a pas de lion » Bon, Toutoune va vite se faire aux plans en damier)
En début d’après-midi, nous reprenons la route vers Pinamar où nous arriverons, 300 kilomètres plus tard. Mais pas si vite. Première précision : nous sommes partis de La Plata sans carte routière. Deuxième précision : certaines routes bien asphaltées se transforment parfois en belles pistes de terre. C’est ainsi que voulant prendre la route de la « côte » nous avons fait une bonne cinquantaine de kilomètres de piste à travers un parque national. Et finalement, il y a largement pire. On ne croise pas beaucoup de voitures et l’on traverse de petites villes où les habitants à qui l’on demande son chemin sont très sympathiques mais forts étonnés de voir deux touristes au fort accent français traverser leur quartier.
Ainsi, bonnant mallant, nous voici arrivés à Pinamar à la tombée de la nuit. Et de ce qu’on en a vu, c’est pas top. Ville balnéaire où les principales attractions sont les vendeurs de voitures et expositions de voitures de rallye, qui pullulent.
Nous nous éloignons un peu du chahut pour aller prendre notre premier bol d’air auprès de l’océan. Il y a un vent à décorner les bœufs, mais ça fait beaucoup de bien ! Nous cherchons (et cherchons encore) un endroit où poser la voiture et y passer la nuit (on ne veut plus quitter notre Corsa!) Premier essai non concluant : les résident du quartier que nous avons choisi, n’aiment apparemment pas les visiteurs et c’est à 1h30 que nous nous faisons réveiller par un policier qui nous indique que l’on gène. Le parking où nous finirons la nuit sera le bon choix.
Après un thé/café bien mérité, nous voila en route pour Mar del Plata, autre station balnéaire de la côte. On s’y ballade tranquillement, admire la cathédrale en travaux et passons prendre des churos délicieux (12 à deux, pas plus…) à Manolo (merci Nati pour l’adresse). Rien de palpitant ; il y a beaucoup de touristes argentins, la ville est assez bondée.
Nous reprenons la route en début d’après-midi pour Necochea, on se perd encore un peu, sinon, c’est pas rigolo (si si, on a une pseudo-carte depuis Mar del Plata) et arrivons en fin d’après-midi. Après plusieurs visites d’hôtel, on s’installe dans le plus accueillant (d’accord, le moins cher) et allons nous balader dans le « parc » de la ville. C’ est aussi une station balnéaire, mais plus calme et plus petite.
Pour le dernier jour dans la Pampa, on a fait du kilomètre. Parti relativement tôt de Necochea, on déjeune à Bahia Blanca après une petite frayeur d’essence. La ville a de jolis bâtiments et jouira bientôt d’une belle place pavée. On finit la journée comme on l’a commencée : sur la route. Au final, 600 kilomètres (et pas une piste!) Nous quittons la Pampa par Carmen de Patagones et sa jolie mairie, ses jolies routes pavées et ses rives du Rio Negro, qui sera notre porte d’entrée en Patagonie.
Pour résumer un peu la Pampa. C’est un enchainements de paysages très variés : des champs de tournesols, des herbes folles, des zones très sableuses, d’autres très vertes et beaucoup de cailloux. Des estancias tout au long de la route et beaucoup (beaucoup) de chiens dans les villes.
Petit point conduite. Personnellement, j’avais pas mal appréhendé conduire dans Buenos Aires, vu ce que j’en avais vu et finalement, j‘avais tort. Il faut juste rester toujours attentif et se dire que les gens vont vous griller la priorité et passer s’il y a de la place, sans mettre de clignotant. Et sur les routes, ça reste dans le même esprit… ça y est, on est argentins sur la route !
P.S : écrire un post avec un coucher de soleil comme celui qu’on vient de voir est vraiment génial ! (ça explique peut être la longueur du texte, vraiment désolé ! Vous pouvez vous plaindre dans les commentaires… si vous êtes arrivés jusqu’ici!!)
4 comments:
Eh bien, chui arrivé jusqu'au final! Emmmm, je pense que j'ai rien à vous dire pour l'instant, sauf que je vous avais prévenu que c'était plus sage d'aller en camping =P
Pour les routes, regardez bien avec une carte avant de prendre les routes, il est toujours indiqué si ce sont des chemins pavés ou pas. Il aurait été pas mal non plus d'avoir un GPS, mais bon, c'est un peu tard, désolé les mecs!
Puis...."fort étonné" "fort accent"? Ça, c'est plutôt du Nord si je me trompe pas, pour quis voulez vous passer?
Bueno, nada, sigan son su viaje, nos vemos en unos meses! Mucha suerte!!
PS: Leo los dos blogs (las versiones española y francesa), pero escribo en esta porque me parece más clara, no offense.
L’idée des étapes sur la carte c‘est excellent.
Vos récits et photos sont supers, nous allons voyager avec vous !!
Dommage que nous n’avons pas eu de photo du coucher de soleil!
Bon voyage...
Gros bisous à tous les 2
Pierre & Marie Noëlle
Ben moi aussi ch'suis arrivée jusqu'au bout du post, avec cette même frustration de ne pas trouver de photo du coucher de soleil ;-)
En tout cas c'est vraiment génial de partager votre périple par l'intermédiaire de ce blog.
Félicitations pour votre audace et pour vos résumés d'étape...
Profitez-en à 200%
Je vous fais de gros bisous
Steph (du haut de son K2 ;-))
Ahah comme quoi vous pourrez enfin dire que vous avez vu la pampa !!
La prochaine fois que je critiquerai un bled pommé en disant "c'est la pampa ici", je penserai à vous ^_^
adri
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