dimanche 28 février 2010

Argentine galloise

Nous quittons la côte atlantique pour entrer un peu dans les terres de la région du Chubut. Plusieurs villages ont conservé une forte influence galloises depuis l’arrivée de colonies au milieu du XIX ème, nous partons donc à la découverte de ces villages argentino-gallois !

Un premier arrêt dans la ville de Trelew nous permet d’apprécier quelques maisons typiques galloises, un musée des arts visuels (avec une expo photos très sympa), une ancienne gare et une chapelle incorporés dans la structure quadrillée typique des villes argentines.

Le village de Gaiman est déjà beaucoup plus rural, en bordure du Rio Chubut sa place centrale est un parc apprécié par les familles pour prendre le maté. Nous allons « prendre le thé » dans la plus vieille maison galloise du village : thé noir et plateaux de gâteaux divers dans une maisonnée de pierre avec décoration galloises (cuillères, broderies et cartes du pays de Galles : Wrexham est présente !). Nous allons ensuite visiter le parc ou musée « El Desafio » : extraordinaire ! Joaquim Alonso décédé à 90 ans cet hiver a transformé son jardin en parc fantastique du recyclage avec humour et dérision ! Nous évoluons entre les citations et dictons, les 80 000 bouteilles, canettes et autres transformés en lampions, Taj Maal, palais de princesses, dinosaures, 4 L (Le 4L Trophy bientôt en Argentine ! )… Avec de la créativité et de l’humour il a fait de déchets un musée pédagogique qui donne un regard humain et auto dérisoire que tout le monde peut s’approprier !

Nous avons poursuivi notre chemin vers Dolavon, encore plus petit village rural traversé par un cour d’eau aux innombrables norias ! Nous dérangeons le personnel d’un restaurant en grand festin de viande grillée qui embaume le moulin à farine de 1880. Toujours opérationnel nous visitons les différentes machineries avant de retourner au camping de Gaiman tenu par des pompiers.

Le lendemain nous continuons la route vers le sud pour la réserve de Punta Tombo. Nous quittons la route asphaltée pour une soixantaine de kilomètres de ripio (décidément, les animaux sont toujours difficilement accessible ! ) et nous arrivons à l’entrée de la réserve naturelle. Un sentier tracé nous emmène le long de la côte parmi les buissons et les abris de manchots… Etonnamment l’expression « une plage bondée » ne s’applique pas qu’aux station balnéaires, les plages bondées de manchots sont bien plus dense !! Nous sillonnons la côte, les manchots ne sont pas du tout effrayés, traversent le sentier en se dandinant tranquillement. Les petits ont presque atteints la tailles adulte et perdent leur duvet … le résultat est assez étrange … L’activité principale d’un manchot semble être (outre la pèche) le nettoyage de son plumage souvent rendus verdâtre par l’insalubrité de son abris… Ils passent aussi pas mal de temps à brasser de l’air en criant … impossible de savoir s’ils communiquent vraiment vu que le résultat global est une belle cacophonie ! En tout cas ils apprécient se faire prendre en photo ( on a même eut le droit a un clin d’œil !) et leur démarche est vraiment inimitable: balancement nonchalant avec une « pointe »  de ridicule !

Nous reprenons la route vers Camarones, censé être un port paisible et agréable pour y passer la nuit. Est-ce la fatigue de la journée ou l’étrangeté des habitants, nous ne passerons finalement pas plus d’une heure dans ce village. Le temps de se faire proposer une nuit de camping a 36 pesos par un gérant hilare et de réaliser à l’office de tourisme qu’aucune activité n’était proposée dans les environs ! Nous reprenons la route pour arriver à Sarmiento dans la nuit.

vendredi 26 février 2010

Chubut Nord

Punta Ballena est l’auberge qui nous a accueillis les deux nuit de suite ! Nous avons commencer par visiter le musée de l’ecocentro à Puerto Madryn, histoire de connaitre un peu mieux les différents animaux de la région. Pas du tout le musée classique ou il faut s’armer de courage pour arriver au bout : des salles a thèmes avec ambiance « fonds marins et cris de baleine », un aquarium plein de crabes et mollusques étranges et une vue imprenable sur la baie !

Samedi : Journée Ripio ! Nous prenons la voiture tôt pour éviter les foules à la péninsule de Valdés. La péninsule est une réserve naturelle inscrite au patrimoine de l’Unesco avec 3600 km² et 400 kms de littoral, c’est un des endroits privilégiés du globe pour observes les baleines franches australes et les orques lors de la pleine saison ! Malheureusement pour nous, nous n’avons eut le droit ni aux baleines (décembre) ni aux orques (uniquement lorsqu‘ils viennent se nourrir de lions de mer à marée haute : plutôt rares). Nous avons donc arpenté les pistes caillouteuses de la péninsule en évitant de crever ou d’éclater le pare-brise !

On a eut le temps d’admirer les nombreux moutons, peludos, renards, guanacos, geckos et quelques chevaux qui y vivent librement. Notre premier arrêt nous permet de descendre la rue principale de Puerto Pyramides, sur un air de Carla Bruni (la première dame nous poursuivra jusqu’ici !) jusqu’à la plage ou un pécheur solitaire ramène des petits poissons… Nous reprenons la piste jusqu’à Punta Cantor. Un peludo nous souhaite la bienvenue sur le parking, quelques renards sont à l’affut et des geckos passent sur le chemin. Une colonie de manchots et une de lions de mer profitent du soleil et des vagues. A punta Norte, nous sommes déjà beaucoup plus proches de ces animaux, leurs rugissements sont à la limite de l’assourdissement. Les males doivent protéger leur harems et essaient de s’impressionner mutuellement à coup de dents, nageoires pataudes et rugissements gras…. Nous guettons vainement l’orque qui viendra déchiqueter les quelques lions de mers qui s’aventurent dans l’eau. Ceci dit ils se déplacent plus facilement (et gracieusement) dans l’eau que sur les plages ! Nous pique niquons sur des os de baleines (sensations assez particulière, mais plutôt confortable) avant de reprendre la route pour Puerto Madryn.

Les photos seront plus parlantes que de longs discours !

jeudi 25 février 2010

Rio Negro

Nous vous avions laissé aux façades désolées de Carmen Patagones, sans vous parler du magnifique camping que nous avions trouvé à Viedma. Au fin fond d’une piste étroite derrière un gymnase et un stade abandonné, nous avons atterri au camping municipal en bordure du Rio Negro ( le fleuve qui passe entre Carmen de Patagones et Viedma et qui a donné son nom à la région). Il y avait eut un orage la veille, le camping n’était donc plus qu’un labyrinthe de flaques ou jouaient des enfants et des chats mais la gérante nous a gentiment accueillis et les tarifs étaient intéressants, nous avons donc pris un emplacement. La seule douche fonctionnelle donnait de l’eau chaude mais ne l’évacuait pas vraiment, les toilettes avaient été visitées par des chaussures plus que boueuse et les lavabo ne fonctionnaient pas. Ceci dit nous avons eut le droit a un spectacle de bolas enflammées depuis notre confortable Corsa et avons ainsi évité l’orage de la nuit !
Le lendemain nous nous sommes baladés dans Viedma, admirant les quelques édifices et profitant surtout d’un petit déjeuner sur les berges du Rio avec un soleil éclatant ! Direction El Condor pour admirer la plus grande colonie de perroquet au monde : 35 000 couples auraient pu nous y attendre si cela avait été la période de reproduction… nous en avons entendu plusieurs, aperçu quelques uns sur des fils électriques mais de trop loin pour distinguer la couleur de leur plumes ! Par contre en allant un peu plus loin sur la côte nous avons trouvé une plage sous les falaises ou un vol de flamants roses nous a s accueillis pour notre premier bain sur les plages argentines (d’après Poup aussi "bonne" qu’en Bretagne…) En tout cas le paysage était vraiment magnifique ! La côte se découpait dans les falaises, le soleil se reflétaient dans la mer … enfin bon les photos valent le coup j’espère !
Nous avons continué notre route jusqu’à la Loberia où nous avons écouté et vu (de suffisamment près cette fois) une colonie de lions de mer et leur petits … ces gros mammifères passent la grande majorité de leur journée à « larver » étalés au soleil sur les plages, seul le mal essaye péniblement de se tenir droit pour rugir de temps en temps et agiter sa « belle » crinière…
En reprenant la voiture, nous avons assisté aux prémices d’un orage sur les côtes argentines… Entre fiction et surréalisme, les nuages se sont teintées de nuances de gris formant des volumes étranges, (dignes des cours de MT 22 avec Nikivoroff !). Sur la route nous avons donc essuyé un bel orage qui nous a permis de tester les capacités maximales des essuies glaces de notre Corsa cheap ! Une fois l’orage dépassé, nous avons été récompensés par un coucher de soleil sur la route humide. Ceux pour qui le coucher de soleil de Carmen de Patagones à fait défaut devraient être dédommagés par les photos de celui-ci !
La journée suivante commence par un petit dej sur les plage du village balnéaire de Las Grutas suivit d’une rapide visite des grottes creusées par les marées et des roches roses (qui ne valent pas les nuances de celles de Bretagne). Nous avons répits la route pour Puerto Madryn, la porte d’entrée de la péninsule de Valdès ou nous sommes arrivés en fin d’après midi.

samedi 20 février 2010

La Pampa

La Pampa, ça y est, c’est fait !

3 jours de route et de villes où se sont enchaînés de nombreux paysages.
Quand on pense à la Pampa, on s’imagine des herbes folles et des terres arides à perte de vue. Et bien, c’est cela… et plus.

Nous vous avons laissé à Buenos Aires et sa vie de grosse capitale. Nous l’avons quitté par l’Autoroute N°1 (pas si difficile à trouver finalement ! Merci le Guia T) en direction de La Plata, capitale de la Province de Buenos Aires.
Au passage, petite explication sur l’Argentine. Le pays est divisé en provinces dont la plus grande est celle de Buenos Aires (bien que la capitale n’en fasse pas parti) et chacune d’entre elles possède une capitale.
Nous voici donc dans la Plata, qui compte un peu plus de 800 000 habitants. La ville inspire un certains dynamisme et l’on se sent déjà loin de l’effervescence de Buenos Aires.
C’est d’abord son imposante et magnifique cathédrale gothique qui nous a marqué et je l’espère vous aussi, car nous avons dû affronter de feroces moustiques pour immortaliser sa beauté. Mais aussi ses deux places fleuries (Moreno et San Martin ; ce dernier nom, vous n’avez pas fini de le lire) et son parc Rivadavia (« c’est Rivadavia ça ? Ah, non, on n’y est pas encore, y a pas de lion » Bon, Toutoune va vite se faire aux plans en damier)
En début d’après-midi, nous reprenons la route vers Pinamar où nous arriverons, 300 kilomètres plus tard. Mais pas si vite. Première précision : nous sommes partis de La Plata sans carte routière. Deuxième précision : certaines routes bien asphaltées se transforment parfois en belles pistes de terre. C’est ainsi que voulant prendre la route de la « côte » nous avons fait une bonne cinquantaine de kilomètres de piste à travers un parque national. Et finalement, il y a largement pire. On ne croise pas beaucoup de voitures et l’on traverse de petites villes où les habitants à qui l’on demande son chemin sont très sympathiques mais forts étonnés de voir deux touristes au fort accent français traverser leur quartier.

Ainsi, bonnant mallant, nous voici arrivés à Pinamar à la tombée de la nuit. Et de ce qu’on en a vu, c’est pas top. Ville balnéaire où les principales attractions sont les vendeurs de voitures et expositions de voitures de rallye, qui pullulent.
Nous nous éloignons un peu du chahut pour aller prendre notre premier bol d’air auprès de l’océan. Il y a un vent à décorner les bœufs, mais ça fait beaucoup de bien ! Nous cherchons (et cherchons encore) un endroit où poser la voiture et y passer la nuit (on ne veut plus quitter notre Corsa!) Premier essai non concluant : les résident du quartier que nous avons choisi, n’aiment apparemment pas les visiteurs et c’est à 1h30 que nous nous faisons réveiller par un policier qui nous indique que l’on gène. Le parking où nous finirons la nuit sera le bon choix.

Après un thé/café bien mérité, nous voila en route pour Mar del Plata, autre station balnéaire de la côte. On s’y ballade tranquillement, admire la cathédrale en travaux et passons prendre des churos délicieux (12 à deux, pas plus…) à Manolo (merci Nati pour l’adresse). Rien de palpitant ; il y a beaucoup de touristes argentins, la ville est assez bondée.

Nous reprenons la route en début d’après-midi pour Necochea, on se perd encore un peu, sinon, c’est pas rigolo (si si, on a une pseudo-carte depuis Mar del Plata) et arrivons en fin d’après-midi. Après plusieurs visites d’hôtel, on s’installe dans le plus accueillant (d’accord, le moins cher) et allons nous balader dans le « parc » de la ville. C’ est aussi une station balnéaire, mais plus calme et plus petite.

Pour le dernier jour dans la Pampa, on a fait du kilomètre. Parti relativement tôt de Necochea, on déjeune à Bahia Blanca après une petite frayeur d’essence. La ville a de jolis bâtiments et jouira bientôt d’une belle place pavée. On finit la journée comme on l’a commencée : sur la route. Au final, 600 kilomètres (et pas une piste!) Nous quittons la Pampa par Carmen de Patagones et sa jolie mairie, ses jolies routes pavées et ses rives du Rio Negro, qui sera notre porte d’entrée en Patagonie.

Pour résumer un peu la Pampa. C’est un enchainements de paysages très variés : des champs de tournesols, des herbes folles, des zones très sableuses, d’autres très vertes et beaucoup de cailloux. Des estancias tout au long de la route et beaucoup (beaucoup) de chiens dans les villes.

Petit point conduite. Personnellement, j’avais pas mal appréhendé conduire dans Buenos Aires, vu ce que j’en avais vu et finalement, j‘avais tort. Il faut juste rester toujours attentif et se dire que les gens vont vous griller la priorité et passer s’il y a de la place, sans mettre de clignotant. Et sur les routes, ça reste dans le même esprit… ça y est, on est argentins sur la route !

P.S : écrire un post avec un coucher de soleil comme celui qu’on vient de voir est vraiment génial ! (ça explique peut être la longueur du texte, vraiment désolé ! Vous pouvez vous plaindre dans les commentaires… si vous êtes arrivés jusqu’ici!!)

jeudi 18 février 2010

Buenos Aires

Atterrissage à l’aéroport international de Buenos Aires à midi heure locale !
On récupère nos sacs après 20 heures passées dans les avions et correspondances, contents de voir la lumière du jour et de retrouver les 30 °C de l’air humide sud américain.

Un taxi nous amène à l’appartement de Philippe, Stéphanie et Barney dans le centre de Buenos Aires. Stéphanie est étudiante en commerce internationale à l’ESC et en échange à Buenos Aires pour une année, Philippe travaille dans un hostel en attendant de se remettre à l’électronique et Barney, lapin de son état, particulièrement attaché à l’odeur de Baptiste, assure l‘animation de l‘appartement. (Merci les amoureux pour votre accueil !!) Nous déposons nos sacs et rangeons les jeans et pulls de l’hiver français au fond des sacs !

Nous avons une semaine pour découvrir la ville (pour moi) et préparer notre voyage !
Outre les heures passées dans des cafés à refaire notre itinéraire, planning et budgets (viva el Lonely Planet de Léo !) nous aurons eut un bon apercu de la vie d’un porteños !

  • Un Concert enflammant de percu improvisées (sound painting) à la Bomba de Tiempo tellement improvisé qu’ils ont reussit à integrer un accordéon et à faire valser les argentins !
  • Les bars porteños… enfin essentiellement le « Bella Gamba »
  • Une visite quasi exhaustive des loueurs de voiture avec toutes les formules, moyens de paiement categories de voitures et assurances ! (si si certains demandent 12000 pesos en cash)
  • Un tour dans le quartier chinois pour le Nouvel an qui s’est revelé etre un bain de foule dans un quartier bien décoré avec odeur de nems et gadget chinois en abondance
  • Rencontres avec des porteños : Nati (toujours débordante d’énergie), Brian (son chaleureux accueil et ses bons plans), Béa et Alé (chez qui on se sent toujours chez soi), Martin (qui nous emmène aux parillas au fin fond de Buenos Aires) et Charlène (déjà quasi porteña)
  • Une soirée dans une Bodega avec dégustation de plusieurs vins argentins commentés par le chef du restaurant, histoire d’habituer nos palais aux mois à venir.
  • Traversées sans encombre de l’avenue de 9 de Julho (l’avenue la plus large du monde) et de l’avenue Rivadavia (l’avenue la plus longue du monde, bon celle là on a pas fait les 27 kms à pied)
  • Après-midi dans les parcs et roseraie de Buenos Aires , marche dans Recoleta et passage dans son cimetière (arrêt à la tombe d’Eva Peron). Petite pause sous l’arbre le plus vieux de Buenos Aires (200 ans) dont quelques branches sont supportées par des pilliers.
  • Soirée dans une parilla avec de la viande argentine bien cuite à volonté
  • Evidemment sans parler du maté, des empanadas, des helladerias, du jus d’orange frais, du fernet, des plateaux de sushis, et des délicieux plats de cuisine du monde (ou pas)

Nous quittons donc Buenos Aires lundi midi avec une super Corsa 3 portes blanches qui sera notre fidèle compagnon pour les 2 mois à venir ! Les sacs chargés, un plan de Buenos Aires à la main nous prenons la route avec encore plein de choses à y faire et de gens à retrouver !
Direction le Sud par la cote Atlantique en traversant la Pampa !

P.S : On a échappé aux fortes pluies (et même, inondations) qui ont touché Buenos Aires dans la soirée du lundi. (j’espère que les français de Bs As n’ont pas eu de problème!)

jeudi 11 février 2010

Mise en bouche

Difficile de se souvenir précisément à quel moment est née cette idée de voyage mais ce qui est sûr, c’est qu’une fois imaginé, il ne nous est plus sorti de la tête …

Nous partons donc pour 5 mois de vadrouille à travers les pays de l’Amérique Latine. Après une expérience d’un semestre en Argentine pour Baptiste et au Brésil pour moi, c’est avec un avant gout de l’atmosphère latino que nous envisageons notre périple. En voiture, à pattes, en bus, à cheval, en bateau ou en avion on compte découvrir les paysages d’Argentine, du Chili, de la Bolivie, du Pérou, du Brésil et plus si affinités. Pour le moment nous avons notre billet d’aller et retour Paris-Buenos Aires, une idée globale de l’itinéraire que nous allons suivre, quelques contacts en poche, des sacs avec le maximum d’affaires qui pourront tenir sur notre dos et un peu de réserves sur nos comptes bancaires. Évidemment c’est surtout notre envie de barouder, nos fidèles appareils photos et les rencontres que l’on fera qui nous ferons avancer !

Rendez vous, le plus régulièrement possible pour suivre nos aventures !
On vous donnera le maximum de détails, histoire de donner envie de nous rejoindre à ceux qui peuvent et un peu de frustration aux autres.

Où sommes nous ?


Afficher Donde Estamos ? sur une carte plus grande

  © Blogger template 'Darken' by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP