mardi 28 septembre 2010

Retour à la civilisation (post très/trop tardif)

Après 2 semaines loin de ma chère et tendre Toutoune, nous nous retrouvons à Buenos Aires pour terminer en beauté le voyage !
Au programme: défaite de l'équipe d'Argentine Plaza San Martin (merci Toutoune, tu nous a porté chance!!); derniers achats, plateaux de sushis, mais surtout, le tant évoqué pendant ce voyage : GRAN BIFFE DE CHORIZO de Las Cabras (qui est "comme ça" et même plus grand!!)

D'aucun vous diront que je ne suis même pas capable de le manger, il ne faut pas croire tout ce que l'on raconte (certains diraient à juste titre : MENTIRAS!!)
La dernière soirée à Buenos Aires ne sera pas des moindre ! Nous retrouvons entre autres Herman et Shanon (nos autostoppeur de patagonie pour ceux qui suivent : c’était la question piege de la fin d'émission ! ) Et profitons d'un concert endiablé de La Bomba, qui s'est évidemment terminé au Bella Gamba !


C'est un jour gris et humide que nous prenons notre ultime taxi vers Ezeiza, Aéroport International.
Aucun problème de douane cette fois ci, même les 2 chapeaux et le ridicule qui va avec sont passés !
Retour en France sous une chaleur suffocante. Il est temps pour nous d'enfourcher short, tongues et autres jupes légères et de s'habituer à nouveau à la vie à la française.

Mea culpa, ce post arrive avec un peu de retard (vous savez, la technologie et nous ça fait deux...) (3 mois, c'est bien ce qu'il faut pour s'y remettre...)
Merci à tous d'avoir suivi le blog, ça nous a pas mal poussé de voir que vous appréciez les récits. C'est ce que nous cherchions à faire : partager avec vous ces moments inoubliables.

Un merci tout particulier à Adri, fidèle commentateur qui nous a toujours bien fait rire.


Un autre grand merci à notre Steph national (et son Fifi lointain) qui nous a encore si gentiment accueilli et qui nous fait toujours autant rire! (all my loving, I will sent to youu houhouuu ;) )


Et si vous partez en Amérique du Sud, n'hésitez surtout pas à nous contacter, c'est avec une joie immense que nous vous donnerons de plus amples détails et autres astuces !!

En espérant que ces quelques récits vous auront donné envie de vous envoler vers d'autres contrées. Ce fut pour nous une aventure incroyable et merveilleuse qui vaut tout l'or du monde (mais qui heureusement ne l'a pas coûté.... ;) )

jeudi 1 juillet 2010

San Pedro de Atacama

Il m'aura quand même fallut 2 jours et 2 nuits de voyages en bus, taxi-moto et taxi pour finalement arriver dans le désert d'Atacama ! Mais le lieu vaut tous les détours !
Nichée au pied de volcans et de cordillères de sel, dominant le désert et le salar d'Atacama, la vie du village de San Pedro parait un peu irréel au premier abord. Mais en tant qu'un des lieux les plus fréquentés du Chili, la réalité économique du tourisme nous rattrape vite ! Entre les lodges 5 étoiles et les hostels campings, mon choix a été vite fait et j'ai profite du gros feu de cheminée de l'hostel tous les soirs ! Parce que ici encore, entre l'altitude et le plein hiver, on se pèle !

Je vais passer sur l'ambiance ultra touristique des rabatteurs qui te suivent dans la rue, des prix en dollars (et même en dollars ça reste exorbitant !) et autres détails d'une vie de village qui n'est plus vraiment chilien pour vous parler des alentours !
D'abord la Vallée de la Luna, dans des roches claires, des paysages extraterrestres arides où le coucher de soleil donne des teintes incroyables aux nuages ! La Vallée de la Muerte avec ses roches rouges orangées et ses canyons dantesques ( bon désolée pas de photos j'y étais de nuit ou à cheval). Les lacs altiplanicos, faisant un peu penser à la Bolivie par l'altitude et la pureté des paysages ! Les flamants roses sont au rendez vous et au lever de soleil la lune demeure visible quelques instants de plus pour ceux qui se lèvent tôt ... Et enfin, après être passé par les ruines du villages indiens, j'ai traverse à cheval le plateau de la cordillère de sel... De là haut j'ai profité d'une vue panoramique sur la vallée et les volcans alentours ! Magique ! Sans parler de la redescente par les dunes de sables ... mémorable !

Mais San Pedro c'est aussi un endroit un peu bizarre... les voitures, moteur éteint, sont capables de remonter des pentes à certains endroits de la route ( mystère scientifique mais sensation assez bizarres quand même ! ). Le lever de lune a lieu en même temps que le coucher de soleil ! On peut donc avoir la chance d'admirer les deux astres en même temps ! Certains canyons de sel se mettent à "craquer" lorsque la nuit tombe, le changement de température est tellement brutal que les cristaux de sel qui constituent les parois "craquent" et ces bruits résonnent dans les canyons... impressionnants !


Tout ça pour dire que la dernière étape du voyage s'est deroulée dans un cadre incroyable et magique avec une fois de plus des rencontres internationales très sympathiques ! Je vous laisse profiter des photos !

Cote pacifique du sud péruvien

C'est après une longue nuit en bus riche en films bien américains que j'atterris à Huacachina !
Petite oasis perdue au milieu des dunes de sables du désert péruvien, ce petit village, autrefois retraite de la population aisée de Lima a conservé une certaine classe malgré l'abandon de plusieurs hôtel particuliers. Des palmiers entourent le lac central et des barques sont à disposition pour balade en amoureux !
Mais l'attraction principale dans ce cadre idyllique reste quand même le sandboard et le buggy ! Sous la conduite experte de notre guide nous partons dans les dunes comme un wagon fou de parc d'attraction (bon là on mange un peu de sable aussi), paysages assez incroyables ! Il choisit des pentes de plus en plus raides pour que nous les descendions en sandboard debout ou allongé selon les goûts ! (Poup désolée de t'avouer que tu loupes vraiment quelquechose là ! ;p ) Évidemment le sable ne permet pas de glisser aussi vite que la neige européenne mais les sensations sont quand même bien sympa !

Étape suivante du désert péruvien : Paracas et sa réserve naturelle !
Bon j'avoue tout de suite que mes espoirs de bains dans l'océan pacifique, n'ont pas été réalisables ! Le plein hiver au Pérou ce n'est quand même pas la neige mais c'est trop froid pour moi ! J'ai malgré tout profité au maximum des hamacs, couchers de soleil et ballades sur la plage mais ni bronzage ni baignade !

La visite des Îles Ballestas m'a permis de retrouver nos amis les pingouins et les lions de mer ainsi que multitude d'oiseaux marins déchaînes par le nombre de crevettes et de crustacés présents à cette période de l'année ! On a aussi admiré la figure de Candélabre, tracé dans le sable (même principe que les lignes de Nazca) par on ne sait qui et on ne sait pas pourquoi mais ça fait plus de 200 ans qu'elle reste incrustée dans la paysage. Paracas c'est aussi la rencontre avec les pélicans apprivoisés du port ! Impressionnants par leur corpulence et leur façon d'engloutir les poissons (leur haleine s'en fait ressentir ! ).

Plus tard la visite de la réserve en elle même plonge dans un paysage désertique quasiment lunaire oú la proximité de l'océan pacifique étonne toujours ! On se ballade sur les plages aux innombrables coquillages et restes marins (c'est la qu'on s'aperçoit que les fonds marins européens sont bien plus pauvres ! ). Mais en tout cas les spécialités péruviennes á base de coquillages et poissons frais ... sont délicieuses !

Une étape ensoleillée à basse altitude oú j'ai pu retrouver le bruit des vagues et qui fut bien agréable !

Cuzco, cité inca !

Cuzco a toujours l'air en fête !
Je ne sais pas si nous avons eut particulièrement de chance sur la saison mais il n'y a pas eut une journée ou l'on s'est baladé dans la ville sans voir de cortège de danse ou de musicien. Ils sont tous plus dévoués les uns que les autres dans les chorégraphies quelque soit leur âge ou l'allure de leur costumes. Pour notre dernier jour on a même eut le droit à un défilé de chars plus haut les uns que les autres (tant qu'ils peuvent passer sous les fils électriques sans se casser ! ) Et le plus étonnant c'est que le public ne se lasse pas ! Tous les jours il y a foule et banderoles sur les trottoirs acclamant petits ou vieux déguisés !

Mais Cuzco c'est aussi le mélange architecturale du style incas aux lourds murs trapézoïdaux avec le raffinement colonial des balcons de bois taillés et vernis. La Place des armes entoure fièrement une église et une cathédrale et les balcons au dessus des arcades offrent une jolie vue ensoleillée sur la place. Nous sommes allés jusqu'au Christ aux yeux fous pour profiter de la vue sur la ville et la vallée et nous nous sommes cultivés en visitant le couvent Santo Domingo avec les jardins, tableaux anciens et expo d'art contemporains.

Cuzco ça aura aussi été les nombreux comedor et pisco sour oú on aura goûté aux spécialités péruviennes essayant laborieusement d'éviter le riz et les patates. Tout en découvrant la passion de certaines familles de l'hostel pour Disney Chanel nous aurons profiter à fond de la cite incas par excellence !


C'est aussi à Cuzco que nos chemins se séparent. Le sang argentin qui coule dans les veines de Poup l'a rappelé pour passer les dernières semaines de ce voyage a Buenos Aires. De mon cote n'ayant pas tout à fait étanché ma soif de voyage, je continue le périple vers la cote pacifique du Pérou espérant pouvoir enfin sortir tongs et maillots de bains...
Mais pas de panique, aucun désaccord entre nous, juste des envies différentes pour les derniers moments de notre voyage !

jeudi 24 juin 2010

Macchu Picchu: que maravilloso!

Je ne connais pas les criteres de l’UNESCO pour définir ce qui est ou n’est pas une merveille du monde mais ce qui est sur c’est que le site du Macchu Pichu est vraiment incroyable…

Perché sur des sommets vertigineux recouverts de vegetation tropicales, insoupconnable depuis la vallée, on comprend facilement que le Macchu Pichu soit resté des centaines d’années dans l’oubli.
Je ne sais pas si le plus impressionant est de savoir que des centaines d’hommes et de femmes ont construits une cité dans un lieu pareil ou de savoir qu’ils y ont vécus toute leur vie. En tout cas on pourrait rester des heures a admirer les restes de cette cité au milieu de ce paysage incroyable !

Pour profiter pleinement du Macchu Pichu il faut se lever tot … tres tot et avoir des gambettes en pleine forme pour les innombrables marches incas qui nous attendent ! Une fois que les formalité de bus, billets et poincons sont validés on commence la journée par l’ascension du Wayna Pichu. Ce mont qui domine le site du Macchu pichu est réservé aux 400 premiers visiteurs qui souhaitent profiter de la vue plongeante sur la vallée et le Macchu Pichu. Les places s’arrachent donc avant le lever du soleil ! On passe une bonne heure a gravir le sentier tracé par les incas, retrouvant les pierres taillées pour leur pas, avant d’arriver au sommet plutôt etroit où il est difficile de trouver une place. La vue est incroyable, d’un coté les monts vertigineux aux sommets enneigés, de l’autre la cité du Macchu Pichu en forme de condor, dont la plupart des terrasses sont construites, on ne sait comment au dessus du précipice ! On redescend de ce mont en passant par une caverne et un temple de la lune tout autant isolé et paradisiaque avant de retrouver le sentier menant au Macchu Pichu.

Le soleil maintenant bien haut (on a passé quand meme plusieurs heures a suer sur le sentier incas, a se demander comment les habitants pouvaient parcourir ces chemins plusieurs fois par jour !) on profite des ruines du Macchu Pichu sous un soleil de plomb ! Parcourant les rues entre quartiers residenciels, places centrales, lieux de prieres, terrasses agricoles, carrieres de pieres et les nombreuses fontaines ou coulent toujours de l’eau… la vue est incroyable et la prouesse de vivre dans ces conditions ici tout autant ! Bon j’arrete d’essayer de decrire ce lieu incroyable et vous laisse profiter des photos !

Mais si le Macchu Pichu est resté oublié de longues centaines d’années, il ne l’est plus maintenant et les 2500 touristes qui viennent le visiter chaque jours modifient non seulement le paysage mais aussi et surtout toute l’economie de la région ! Je crois que l’on peut dire sans trop exagéré que se rendre au macchu pichu avec un budget de veritables backpacker tient un peu du calvaire !

Aguas Calientes, ultime point de départ pour le Macchu pichu est située au fond d’une vallée, sans route ni moyen de transport autre que le train. Les 2 compagnies qui gerent les transports ferroviaire, appliquent forcement les tarifs qui leur font plaisir et annoncent d’ailleurs tous leur prix en dollars. Pour vous donner une idée, un aller retour d’Aguas Calientes à Piscacucho (dernier village de la vallée accessible en voiture), 1h30 de train, 200 soles. Somme qui permet à n’importe quel touriste de traverser le Pérou du nord au sud en bus …
Hormis cette voix ferrée, le fameux chemin de l’inca tracé il y a des centaines d’années permet de rejoindre le Macchu pichu en 4 jours a partir de Piscacucho. Mais cette randonnée ne se realise qu’avec des agences qui prennent les reservations 3 à 4 mois à l’avance avec des prix … aussi indiqués en dollars. Donc ceux qui ne sont pas satisfait par ces deux solutions peuvent se risquer à rejoindre Aguas Calientes à pied en suivant les rails… c’est evidemment ce que nous avons fait ! Et bien si vous vous posez la question, sachez que marcher le long d’une voie ferrée n’est pas du tout agréable meme au milieu d’une jolie vallée pleine de ruines incas ! Et sachez aussi que si vous posez une question à plusieurs peruviens vous n’aurez jamais la même reponse, c’est uniquement en faisant les experiences par vous-même que vous saurez si l’un vous a repondu quelque chose d’a peu pres vraisemblable !

Dans tous les cas on est revenus à Cuzco entiers et courbaturés, le portefeuille bien allegés par notre retour en train mais au moins nous avons evité les mouvements de greves qui ont bloqué la région pendant 2 jours !

Arequipa, la belle blanche

Après avoir traversé les plaines désertiques du sud du Pérou nous découvrons Arequipa, nichée entre les volcans et sa nappe de pollution. Ville importante du Pérou, les bâtiments témoignent de la richesse actuelle et passée de la ville. La cathédrale incroyable, siégeant sur la place centrale au milieu des arcades avec les volcans en arrière plan explique la fierté des habitants pour leur ville !

Nous passerons quelques jours à nous balader dans la ville, à se faire accoster par un nombre incalculable de rabatteurs nous proposant toute activités touristiques possibles. Mais nous gardons notre bonne humeur et en s’éloignant des rues touristiques nous trouvons rapidement la véritable ville péruvienne avec ses marchés et innombrables boutiques ! Nous découvrons, dans de véritables restaurant péruviens, les ceviches (poissons marinés), maïs grillés et autres boissons intéressantes. Nous rencontrons aussi Leopoldo, coiffeur incroyables qui manie rasoir et ciseau comme un as du haut de ses 81 ans ! Son associée se débrouille plutôt bien niveau coiffure et offre à Poup un nouveau look tressés qui soulèvera de nombreuses acclamations péruviennes !

Le Canyon de la Colca, second canyon du monde par sa profondeur, attire toute l’animation de la région. Nous avons passé une journée à profiter des paysages en terrasses et des villages de la région. Mais le plus impressionnant est l’heure que nous avons passé à admirer les vols de condors des Andes ! Ces oiseaux incroyables d’1m80 de hauteur et 3 m d’envergure (bon dixit par le guide à qui je ne confierai pas grand-chose non plus) passent leur matinée à voler au dessus d’un apique devenu un mirador. Une dizaine d’oiseau immenses passent en planant au dessus de nos têtes faisant des cercles et profitant des courants d‘airs ascendants. De loin il paraissent majestueux et impressionnants mais de près, leur ressemblance avec les dindons retire toute notion de classe que l’on aurait pu supposer ! En tout cas, pas évident à prendre en photos !

Notre dernière journée à Arequipa a été sous le signe de la culture : le couvent de Santa Catalina, village a l’intérieur de la ville où des centaines de sœurs ont vécus isolées pendant prés de 400 ans, se dévouant à la prière. Nous avons visité les cellules dans lesquelles elles vivaient, comprenant leur mode de vie et bien sur les nombreuses chapelles !

Nous quittons Arequipa pour Cuzco par un bus de nuit incroyablement confortable (on a même eut un repas et une couverture !). On devrait y retrouver Christophe et Aurélie qui s’y sont installés depuis plusieurs semaines et ont donc surement de bons plans à nous indiquer ;)

lundi 14 juin 2010

Lac Titicaca

La lac Titicaca, un des plus haut lac navigable du monde, est à la frontière entre le Pérou et la Bolivie, perché à plus de 3800 mètres d’altitude ; il a été le bassin de nombreuses civilisations au cours du temps.

Nous quittons définitivement La Paz par un bus bolivien très confortable (incroyable! ) en direction de Copacabana. Apres quelques heures de route dont une traversée du bus sur un ferry « à la bolivienne » nous arrivons dans le village de Copacabana… rien à voir avec les plages brésiliennes, je confirme !
Nous nous baladons dans le centre et visitons le sanctuaire vraiment majestueux du centre de la ville. Posée sur les rives du lac Titicaca, la ville a une note de cité balnéaire, la chaleur en moins mais les lumières du coucher de soleil sur le lac sont quand même magnifiques ! C’est au petit matin, sous la brume et la pluie que nous prenons un bateau qui nous emmène sur l’Isla del Sol, paradis du coté bolivien. Heureusement le soleil se dévoile comme promis lorsque nous gravissons les premières marches de l’ile et nous aurons pour toute la suite de notre séjour un temps irréprochable ! Traversant l’ile du sud au nord nous aurons le temps de profiter des paysages avant d’arriver au soleil couchant dans le village du nord où nous passerons la nuit. Quoique le sentier est assez touristique, les habitants du village restent très autonomes et indépendants, c’est un plaisir de découvrir leur façon de vivre et de discuter avec eux ! De retour à Copacabana nous tombons en pleine fête d’anniversaire de la province… et donc en plein défilé ! Enfants, jeunes et adultes paraderont tour à tour dans un maximum de déguisement possible, de la tenue traditionnelle aux uniformes professionnels en passant par les chars et bien évidement tout cela au rythme des fanfares ! Dans ces moments là, on peut se mêler à la foule sans être perçu comme un touriste et s’impressionner avec eux des costumes !

C’est sur des airs de fanfares que nous quitterons la Bolivie, riches des paysages incroyables de ce pays !


Mais notre découverte du Lac Titicaca ne s’arrête pas là ! Apres avoir passé la frontière péruvienne, nous arrivons à Puno, ville importante toujours en bordure du lac. Nous partons pour deux jours de navigation sur la partie Nord du lac, visitant successivement les iles Uros, l’ile d’Amantani et l’ile de Taquile.
Les iles d’Uros, aussi appelées iles flottantes, sont les plus impressionnantes ; construites uniquement à partir de roseaux Totora et de cordes, les familles vivent en autonomie sur ces iles. Aujourd’hui subsistant grâce au tourisme pour la plupart, il reste des communauté se dédiant à la chasse et à la pèche mais la dégradation de l’environnement met leur survie en péril. Nous avons donc passé quelques heures sur une de ces iles où le habitants nous ont expliqué la construction des iles et leur façon de vivre, visitant leur maison et goutant à la Totora !
L’ile d’Amantani, ile naturelle où nous avons passé la nuit dans une famille aura aussi été l’occasion de découvrir les coutumes des populations y vivant ! Cuisine à base de toutes sortes de pommes de terres et soirées folkloriques plutôt animées ! L’ascension au sommet de l’ile aura été une fois de plus l’occasion d’un magnifique coucher de soleil profitant de la vue sur les chaines de montagnes boliviennes !
Enfin l’ile de Taquile aux airs helléniques nous accueillera pour une balade au milieu des villages, écoles et sentiers pavés profitant de la vue et d’une délicieuse truite grillée avant de reprendre le bateau pour rentrer sur Puno !


Le Lac Titicaca est décidément un endroit magnifique quelque soit le coté par lequel on le visite ! Un lac à cette altitude nous fait perdre un peu nos repères d’européens : la plage ne suffit pas à nous réchauffer et les nuits y sont froides ,même si le soleil tape décidément bien plus fort qu‘en Méditerranée !

Région de la Paz

Vous imaginez bien que nous n’avons pas passé une dizaine de jours à arpenter les rues de la Paz ! Nous avons aussi profiter des folles excursions accessibles dans les alentours !

Nous avons descendus en vélo « la route de la mort » ! Nous pouvons maintenant le clamer haut et fort puisque nous en sommes sortis indemnes , et avec toutes nos dents !
Connue pour être la route la plus dangereuse du monde par ses lacets, son étroitesse et surtout ses apiques vertigineux de nombreux touristes, professionnels et boliviens y perdent la vie chaque année !
Nous commençons la descente à la Cumbre à 4700 mètres d’altitude et après une petite heure sur l’asphalte, nous arrivons sur la véritable route de la mort. Nous passerons 3 heures de descente à n’utiliser presque que les freins, traversant gués et passant sous les cascades, évitant les précipices et les gravillons dangereux ! Toute la descente se fera dans des paysages tropicaux où la végétation amazonienne rend les falaises encore plus impressionantes ! 3500 mètres de dénivelé plus bas nous seront accueillis dans un hôtel où nous profiterons des douches et de la piscine avant de nous faire dévorer par les moustiques ! Journée pleine de sensation dans une bonne ambiance !

Nous aurons aussi fait une petite escale à Sorata, village charmant perché à flanc de collines d’où partent de nombreuses randonnées. Rien que le trajet en micro vaut l’expérience en elle-même ! Entre la traversée de l’Alto (ville populaire au sommet de La Paz) suivie de la traversée de l’altiplano et enfin de la descente dans la vallée des Yungas, nous nous régalons les yeux de ces paysages incroyables ! Malheureusement les guides sont obligatoires pour les randonnées de Sorata et relativement chers lorsque l’on part à deux. Nous nous serons donc contentés de nous balader dans la ville et dans le labyrinthe de notre hôtel avant de reprendre le trajet en sens inverse.


Mais notre aventure la plus extrême reste quand même l’ascension du Huayna Potosi, haut de 6088 mètres !

Nous partons avec des guides affiliés pour 3 jours de sensation. Chaussant chaussures, crampons, baudriers et casques, c’est piolet en main que nous nous entrainons sur un vieux glacier la première journée. Apprenant à planter les crampons et les piolets, on s’habitue à la résistance de la glace faisant de notre mieux pour mémoriser les mouvements et les pas. Apres une nuit dans un premier refuge nous partons, chargés de notre équipement (nos gros sacs sont vraiment pleins) pour quelques heures de montées parmi les roches jusqu’au rock camp à 5200m. Nous y passerons l’après midi à essayer de se réchauffer au maté de coca en discutant avec nos deux compatriotes d‘excursions. A 5h nous avons le droit à notre diner préparé par nos guides et au lit à 6h… essayant de trouver le sommeil malgré le froid et le vent qui fouette le refuge. A minuit le guide vient nous réveillé et c’est avec un peu de peine que nous revêtons notre équipement, toujours frigorifiés… heureusement que le maté de coca est toujours la ! A 1h nous posons notre premier pas dans la neige, encordés 2 par 2 avec les guides, frontale au front, l’ascension de 6h commence ! Il nous faudra un certains moment pour trouver notre rythme et s’habituer à la respiration en altitude chacun réagissant différemment….
Bon la je suis un peu embêtée pour raconter la suite… difficile de trouver les mots juste et je ne peux même pas vous demander de vous fier aux rares photos que nous avons … On va dire que les 6h sont passées non sans mal et que la dernière demi heure, vraiment technique, s’est joué plus au moral qu’autre chose ! Mais une fois au sommet … Le lever de soleil sur les toits de la Bolivie nous a procuré une sensation vraiment incroyable. Outre l’effort physique réalisé et le silence de la montagne, la vue sur autres sommets, le lac Titicaca, le Pérou et la Paz sous une mer de nuage… vraiment extraordinaire !

Incontestablement un des moments les plus fort de notre voyage !

La Paz

Le soleil et la douceur du conducteur nous tirent de notre sommeil alors que le bus aborde les hauteurs de la Paz. La vue est époustouflante, cette vallée tapissée de maisons de briques rouges s’étire hors de la brume du matin, laissant apparaitre les sommets enneigés de l’Illamini… Oui je fais un effort dans la description vue que pour une fois les photos ne rendent pas le spectacle ! Nous nous laissons emmener par un taxi dans le fourmillement désordonné de la Paz pour arriver dans un hostel du quartier de Sagarnaga. Nous passerons finalement une bonne dizaine de jours dans la capitale économique et politique de la Bolivie; arpentant les rues raides, découvrant les étales et les comedors, nous faisant à l’altitude, dégustant liquados et coktails sans nous laisser malmener par la folle circulation !

Il faut savoir que dans ce genre de ville, il n’y a pas de magasin, tout ce qui s’achète se trouve sur les stands tenus pas les mamitas bolivienne : des pates en vrac, au papier toilette en passant par les livres, toutes sortes d’habits, les becs de toucans, les piles, les fœtus de lama séchés, les chaussettes, les montres ou le dentifrice : on trouve de tout !
Il en est de même pour ce qui est comestible ! A chaque pas ou presque, il est possible de tomber sur de la nourriture: que ce soit des jus fruits étranges, des beignets, des pains, des espèces de popcorn bolivien, des saltenas et toutes autres spécialités que je ne prendrai pas le temps de vous décrire ! Il y a aussi les comedors, ou il est possible de déguster dans la rue sur un petit tabouret une soupe maison et un plat de poisson ou de viande avec l’eternel patate-riz. Toute cette « organisation » donne l’impression que les boliviens sont en train de manger à n’importe quelle heure de la journée et surtout permet de comprendre les odeurs de la ville ! Forcement les mamitas font leur vaisselle derrière leurs marmites et entassent les déchets au même endroit… mieux vaut regarder ou l’on met les pieds lorsque la nuit tombe !

Maintenant que le décor est un peu planté il ne faut pas oublier que la Paz est riche en bâtiments historiques assez remarquables. Nous nous sommes baladés dans les rues principal, quartiers coloniaux jusqu’au mirador Kilikili et j’espère que les photos vous donneront un aperçu réaliste. La Paz est une ville certes bruyante, polluée et sale mais qui a aussi un dynamisme et une énergie incroyable ! Certains quartiers sont vraiment agréables à découvrir et les boliviens, bien qu’ayant un visage souvent fermé sont très agréables dès qu’on commence à discuter avec eux, nous faisant souvent le plaisir de leur sourires édentés !

Mais La Paz ne serait pas La Paz sans ses alentours !

jeudi 10 juin 2010

Sucre versaillaise

C‘est un autre bus en bien meilleur état qui nous amèneras à Sucre, Capitale constitutive où siège le pouvoir judicaire de la Bolivie. Cette ville, incroyablement riche, n’est pas vraiment à l’image du pays mais n’en est pas moins agréable à vivre ! Des rues joliment arborées, des bâtiments coloniaux blancs et soignés, une place centrale très sympathique et une ambiance bien agréable !

Une fois l’hostel de la Torre trouvé, nous passerons pas mal de temps à nous balader dans les rues. Nous errons au milieu des stands et nous enfonçons dans les richesses du mercado central ou on trouve tout ce qu‘il a de comestible … ou pas ! Nos tètes de gringos invitent a une certaine inflation auprès des mamies boliviennes… mais c’est le jeu et on peut négocier un peu. On prend nos habitudes dans certains resto au point de faire la bise au serveur et de connaitre la carte par cœur (les cocktails sont plutôt sympa !) mais on expérimente aussi les almuerzo locaux et bien copieux.

On découvre les soirées de l’alliance française où un petit film avec Jean Reno fait toujours plaisir à voir. Nous nous cultivons au musée des arts indigène, vraiment intéressant, surtout quand on voit ce qu’ils sont capables de tisser et qu’on a le droit à une démonstration de tissage en live !
Nous partons pour une virée d’une journée autour de la ville. Au programme visite du site archéologique sur les dinosaures (des empreintes en très bon état ont été découvertes par une entreprise qui en a fait un musée) puis le Castillo de la Gloriette et le mirador de la Recoleta au soleil couchant sur la ville de Sucre … vraiment très chouette ! Nous finirons par la visite de la Casa de la Moneda avant de reprendre la route vers une autre capitale de la Bolivie.

samedi 5 juin 2010

Potosi

Quittant Uyuni, le bus nous emmènera à Potosi par l’unique piste laborieuse. Nous avons dégusté instant par instant les 7 heures de trajet, je ne sais pas si le confort venait de la taille des sièges, de la fenêtres ouverte malgré le froid de la nuit ou bien de l’odeur; dans tous les cas nous étions bien lotis comparé à ceux qui ont passé tout le trajet debout ! Le bus nous déposera dans une rue ou un taxi prendra le relais pour nous emmener à l’hostel. Quelques minutes plus tard nous sommes tous au chaud, au fond de nos lits !

Potosi se révèle être une jolie ville dont les bâtiments témoignent de son ancienne richesse fulgurante. Fondée au XV ème et immédiatement convoitée pour les richesses minières de son « Cerro Rico », la ville finança une bonne partie de l’empire espagnol pendant ses années d’opulences. Lorsque les filons mal exploités commencèrent à s’épuiser et que le cour des minerais s’effondra Potosi tomba dans la pauvreté et la ville perdu la moitie de ses habitants. Mais les innombrables églises, maisons de maitres, universités et édifices sont encore là pour témoigner de son histoire.

Nous avons donc passé 3 jours à arpenter difficilement les rues pavées de Potosi en compagnie d’Aurélie. La ville se situe quand même a 4000 mètres d’altitude, du coup nos petits poumons d’européens s’essoufflent vite ! On aura eut la chance de voir les défilés en musique de l’école Don Bosco. Les enfants plus ou moins motivés se déhanchent en musique et les musiciens, aux poumons clairement boliviens, les suivent en rythme quelque soit la rue choisie ! On aura fait le tour des marchés, admirant leur technique de découpe et de conservation (ou pas) de la viande, leurs étales de fruits, quinoa et tout autre choses qui peut se marchander ! Nous aurons admirés les églises, se seront cultivés au musée de la Moneda où étaient frappées les pièces de monnaies et nous aurons même été au ciné pour un film sur la Pachamama en quechua sous titré en espagnol ! Plutôt intéressant !

Mais ce qui restera le plus marquant sera quand même la visite de la mine Rosario du Cerro Rico !
Equipés comme de vrais mineurs nous avons suivis Veimar dans les conduits de la mine, marchant dans la boue, descendant les échelles, aspirant l’air chaud ou froid de la mine et marchant accroupis quand les conduits étaient trop bas. Nous avons rencontrés plusieurs mineurs au travail à qui nous avons pu poser quelques questions et que nous avons ravitaillés en coca, cigarettes et alcool a 96° si si ils en boivent un litre pur par semaine ! A coté du Tio de la mine nous auront appris les légendes occultes des mineurs et découverts leur pratiques quotidiennes ! « Koupac niu Kolpa ». Aurélie nous en raconteras peut être plus lorsqu’elle aura rencontré son futur mari en dehors de la mine ! ;)

mercredi 2 juin 2010

Sud Lipez et Salar d'Uyuni

Au matin, nous rencontrons nos 3 compagnons de route pour les 4 prochains jours. Nous seront un bon groupe de français : Gregg et Camille, en tour du monde depuis plus de 6 mois et Aurélie qui a prévu de parcourir l’Amérique du Sud pendant 6 mois. Notre chauffeur/guide sera Marcelo et Eli, sa femme, sera notre cuisinière.
Après avoir mis tous les sacs sur le toit, nous voila en route pour 4 jours et plus de 1000 kilomètres de sable, poussière, roches ou encore de sel.

El Sillar (La selle) est le premier intérêt géologique où la roche a été taillée en aiguille, au fond d’une vallée entourée de deux pics.
Nous traversons deux villages typiques, aux maisons en adobe et les toits en paille. Nous mangerons dans le deuxième : très agréable surprise, Eli cuisine très bien ! Ca promet pour les prochains jours !
Au fur et à mesure des sentiers, nous passons à côté de lamas et autres vicuñas, qui ont tous des rubans aux oreilles (chaque année, leurs propriétaires leur taillent les oreilles et les décorent lors de la fête du lama)
A San Pedro de Las Ruinas, ancien village minier déserté après que les habitants aient cru être victimes d’une malédiction (de nombreuses morts suspectes, à priori dues à la contamination de l’eau), Toutoune découvre, au détour de ruines, des vizcachas. Un genre de lapin-kangourou à longue queue ; non, n’imaginez pas un lapin avec une poche ventrale ! Plutôt un lapin aux pattes avant très courtes et à la queue longue et touffue.
Avant d’arriver à notre premier hôtel, nous passons notre premier point culminant de ce tour : 4855m!
Le petit hôtel qui nous accueille est rempli de français ; le groupe de 10 personnes qui y loge déjà n’est pas très aimable, mais peu importe. Notre petit groupe finit de faire connaissance et nous passons une très bonne première soirée, qui se finira, au chaud, dans la cuisine, là où nous découvrons la Pupusa (non non, ce n’est pas une drogue, nous assure Marcelo!) qui se prend en infusion et aide à faire passer le mal d’altitude.

Le deuxième jour, nous passons plusieurs lagunes où nous voyons nos premier flamants roses. Ces lagunes sont aussi exploitées pour en extraire des matières qui serviront à faire des céramiques, des plastiques ou encore, des détergents. A midi, nous arrivons à la Laguna Verde, l’une des lagunes phares de l’excursion qui a la particularité de changer de couleur (devenir verte) à midi et qui est bordée par le Volcan Licancabur (après tant de fois répétées, j’arrive enfin à me souvenir de son nom) au sommet enneigé.
Les sources d’eau chaude ne nous attirent pas vraiment (il fait froid dehors quand même, et elles sont déjà bien remplies de baigneurs au maillot de bain à fleur) et nous mangerons en vitesse et nous éloignerons des gros groupes.
L’excursion du Salar d’Uyuni et du Sud Lipez est très prisée (même en basse saison) et, tout au long du tour, nous avons cherché à éviter de faire partie de la file de dix 4x4, qui débarquent les touristes en masse aux points d’intérêt.
Ainsi, dans la soirée, nous arrivons à la Laguna Colorada, lagune de couleur rouge, à cause des minerais et montagnes rouges alentours, du fait de l’oxydation du fer. La marche pour voir le coucher de soleil sera extrêmement venteuse et froide ! (nous sommes à 4200 m d’altitude)

Le troisième jour débutera par un arrêt à l’Arbol de Piedra (Arbre de pierre) et une petite ascension d’une des roches érodée. Puis nous passerons diverses lagunes où se reflètent parfaitement les montagnes et où les flammants roses posent majestueusement pour l’objectif de Toutoune !
Nous mangeons seuls, dans la Valle de las Rocas… enfin, presque seuls puisqu’une vizcacha vient manger les pelures de tomates, puis les Pringgles (la chanceuse) et posera aux côtés de la mascotte de Gregg et Camille (un panda qui en voit de toutes les couleurs)
En fin de journée, nous arrivons sur le Salar d’Uyuni (le plus vaste ancien lac salé, qui ne cesse de s’étendre) puis sur l’Isla de los Pescados ou encore, Inca Huasi (la Maison des Incas en quechua… on va finir polyglotte!!) Cette île de roche volcanique et de corail, remplie de cactus (dont certains quasi millénaires) Nous verrons le coucher de soleil du salar, un moment magique !
Notre dernier hôtel (à moitié construit en sel) se trouve sur l’une des îles du salar (il y en a 36 en tout)
Nous sommes reçus par le propriétaire complètement saoul qui nous explique que c’était aujourd’hui la fête locale et qu’il ne pourra pas nous recevoir comme il le voudrait (un monologue d’environ 5 minutes entrecoupés de longs blancs…)
Soit, nous passerons cette dernière soirée tous ensemble, loin de tous tumultes. Eli et Marcelo nous joignent pour prendre un verre et manger (d’habitude, nous mangeons « entre touristes » car ils restent dans la cuisine avec les autres guides et cuisinières, mais ce soir, l’hôtel est vide) Soirée pleine de fous rires grâce aux histoires de Marcelo !

Le dernier jour, nous nous levons tôt pour aller admirer le lever du soleil sur le salar (encore une fois, magique… et frisquet !) Puis nous monterons les pentes du volcan Tunupa (une grande partie en 4x4, puis à pied, mais on restera loin du sommet !) pour aller voir des momies (ou plutôt, des ossements) et des champs de quinoa. Nous apprendrons comment il est cultivé, égrainé puis envoyé dans le monde entier.
Avant le dernier déjeuner, que nous prenons au milieu du salar, nous faisons un grand nombre de tentatives de photos, faisant jouer les distances (on ne distingue pas les distances sur cette étendue de sel) et qui rend un résultat plus ou moins réussi (certaines sont floues en premier plan, d’autres où les distances sont mal gérées, etc.) Non sans mal, nous immortalisons notre rencontre éléphantesque ; certes, c’est flou… on sait déjà qu’il va encore bouder.

Finalement, nous arrivons à Uyuni (dont les abords sont pleins de déchets volants) où fini notre tour. Aurélie continue avec nous et Gregg et Camille repartent vers Tupiza, puis vers l’Argentine. Nous remercions chaleureusement nos guides de ces 4 jours vraiment supers.
Avec les retours que nous avons entendu plus tard, nous sommes ravis de la prestation que nous avons reçu : un chauffeur-guide qui explique ce que l’on voit, qui blague et raconte des anecdotes, et une cuisinière excellente !!!

dimanche 23 mai 2010

Premiers pas en Bolivie

Passer la frontière à pied est décidément bien plus simple que la passer en voiture, ou peut être est-ce la frontière Bolivienne qui est plus permissive que les chiliennes … Nous traversons sans encombre les 2 postes frontière en se faisant tamponner notre passeport pour la énième fois alors qu’une file continue de boliviens et d’argentins passe le fameux pont, bagages sur le dos sans aucune formalité …

Nous parcourons les rues de Villazon, dépassant les innombrables stands, de « cuisine » des mamies boliviennes et de marchés noirs pour les boliviens plus jeunes. Nous nous habituons avec peine à la hauteur des portes et à la taille de la population et arrivons sur la place centrale du village où une fanfare, probablement militaire regroupe la population. Sans nous attarder dans ce village frontière, nous nous dirigeons vers la gare routière pour prendre des billets de bus vers Tupiza. Une seule compagnie, un seul bus, la choix n’est pas difficile. J’évite de regarder en détail l’état du bus, confie mon sac au mec qui charge le coffre et prenons place dans le bus. Bon, les sièges aussi doivent être fait pour les boliviens puisque nos épaules ne rentrent pas… Le service est plutôt complet, plein de gamins viennent nous vendre des glaces, jus de fruit ou biscuit avant le départ… On ne s’y risque pas encore. Le bus prend la piste et nous avons l’impression de flotter sur les paysages boliviens, nous arrêtant au milieu de nulle part pour laisser monter ou descendre les gens. Le trajet durera près de 3h avant d’arriver à Tupiza, nous aurons droit à de nombreux regard, étant les seuls gringos des alentours.

Tupiza placée au milieu de falaises rouges se révèle être une petite ville dynamique très agréable pour commencer à s‘habituer à l‘altitude. Nous trouvons un hostel confortable, et partons à la découverte des paysages à cheval. Bon, ce n’est pas la même expérience qu’en Patagonie, les chevaux n’ont jamais du manger à leur faim, les selles ont l’air aussi douloureuse pour les chevaux que pour nous et le guide n’a que 13 ans mais on profite quand même du soleil et des formations géologique, incroyables une fois de plus.

Tupiza nous surprendra aussi pour son activité nocturne, malgré que la ville s’endorme profondément des 21h, nous trouverons avec Ari, Will et Ben un incroyable bar karaoké, décoré de papier alu et au répertoire plutôt important ! Ben et Will enflammerons la salle avec "Staying Alive" et nous apprendrons même quelques mots de quechua !

Apres avoir passé une journée à retirer laborieusement de l’argent (les files d’attentes sont propices aux rencontres et aux discussions intéressantes avec une sorte de militaire bolivien très sympa); découvrant le marché noir aux milles ressources de Tupiza (entre mixer électrique français et chapeau pour Poup, admirez s’il vous plait) et profitant des comedor et sortes de pensions où on ne choisit pas notre plat mais sommes toujours agréablement surpris !

Notre séjour à Tupiza se termine lorsque que nous choisissons définitivement l’agence et le groupe avec qui nous partirons faire le tour de la région Sud Lipez et du Salar d’Uyuni : 4 jours de 4x4, près de 1000 kms de pistes, des paysages à couper le souffle à ce qu’il parait …

mardi 11 mai 2010

Buenos Aires, seconde édition

Nous avons vite retrouvé nos marques à Buenos Aires et l’acclimatation à la vie porteña a été des plus agréable ! Retrouver l’ambiance cosmopolite, le rythme trépidant de la capitale et ses si nombreuses opportunités nous a fait du bien !

Parmi les grands moments, il faudra citer le retour de notre corsa au loueur de voiture (un bilan final plutôt positif par rapport à ce qu‘ils auraient pu nous réclamer), la soirée bowling et ses paris gagnés, la tignasse de fifineger et ses moultes aspects, la soirée au Konex où nous avons retrouvé des gens de tous horizons, le poulet rôti du dimanche « en famille », la soirée reggae, les pizzas, sushi et parilla libre, le musée Malba, le plateau de fromage dégusté entre Français (enfin!), le quartier de Puerto Madero et celui de San Telmo…

Et tout ca toujours en excellente compagnie (et c’est surement ce que nous avons le plus apprécié !) Outre nos hôtes toujours au taquet pour de nouvelles aventures, nous avons retrouver Nati, Hermann l’argentin de la Ruta 40, Alan le porteño rencontré à Ushuaia et bien sur notre cher Benito 42 et ses folles aventures !

La semaine a donc été des plus riche et c’est une fois de plus le cœur serré que nous nous rendons ce matin du 8 mai à la gare routière de Retiro pour entamer notre premier (et pas des moindre) trajet en bus : Buenos Aires / La Quiaca c’est-à-dire 28 heures de bus pour .

Malgré un léger retard au départ, le trajet se ferra sans encombre et nous pourrons récupérer de notre folle soirée de la veille en dormant tout notre soul dans ce bus largement occupé par des boliviens. Nous arrivons sous un soleil éclatant à La Quiaca, et partons à pied, sacs sur le dos vers les derniers mètres qui nous séparent de la frontière bolivienne.

Ode à la Corsale cheap, fidele destrier

Ô toi fidèle destrier qui nous aura emmené sur toutes les routes et tous les chemins, bravant orages viedmiens et vents patagoniens.
Toi qui aura parcouru plus de 16 825 kilomètres en notre compagnie, supportant nos humeurs et nos folies, ne montrant que peu de faiblesses.
Traversant les gués, montant jusu’à 4100 mètres d‘altitude, embarquant sur des ferrys, toujours pleine de bonne volonté.
Parfois tu as eut des accrocs mais toujours tu as sut faire vrombir tes chevaux.
Tu auras été notre amante, à tes cotés nous auront passé de belles nuits.
Malgré tes équipements super cheap nous n’aurons eut à nous plaindre que de la faiblesse de tes vitres.
Eblouis par ta beauté intérieure, nous t’avons trop souvent négligé et nous sommes habitués à tes douces nuances marrons, Ô corsa pardonne nous !

Nous avons dû te ramener à ton propriétaire, que tu as su si habilement ensorceler jusqu’au dernier moment afin de rester dans nos cœur, un souvenir en or !

Le doux son de ton moteur, les vibrations de tes essuies-glaces, le grincement de ta boite de vitesse, le chant si personnel de ta dislocation, les performances de ton autoradio… tant de choses qui vont nous manquer cruellement et que jamais nous ne retrouverons dans un quelconque véhicule.


Nous voila maintenant en périple vers d’autres horizons dans ces bus immenses et sans classe. Certes ils peuvent se vanter d’avoir une TV et des sièges tout confort, mais pour nous tu resteras à jamais l’élue de notre voyage.

Du nord vers le centre ... puis vers Buenos Aires

Prévu de longue date, le retour vers Buenos Aires s’annonçait riche en kilomètres !
Nous quittons Humahuaca de bonne heure et faisons un dernier arrêt à Purmamarca pour déposer un couple d’allemand et faire un tour de marché. Nous prenons la route vers le sud et arrivons après 500 kilomètres plus tard, à Tucuman. Ne cherchant pas vraiment à découvrir cette grande ville pour une nuit, nous trouvons un hospedaje dans un quartier éloigné du centre où nous sommes agréablement reçus par un couple argentino-suisse ! Une soirée posée de discussions partageant maté et hamac sur l’argentine suivit d’un repas dans le meilleur resto d’Empanadas (enfin pour ceux qui arrivent à les digérer).

Le lendemain, les kilomètres défilent encore jusqu’à La Cumbre et nous profitons pleinement de notre dernier ripio avec les vaches de la région. Le paysage pourrait nous faire croire au massif central au soleil couchant; ce charmant petit village perdu dans les vallées est un pied a terre apprécié des habitants de Cordoba.

C’est un dimanche midi que nous arrivons enfin à Cordoba et nous prenons quelques jours pour découvrir la ville, ses monuments et ses musées. Les rues piétonnes bondées, les terrasses ensoleillées, le musée de la memoria (témoignage de la dictature argentine militaire) églises, chapelles et cathédrales nous cultivent un peu !

Un coup de cœur en passant par Rosario où est né le drapeau argentin et Ché Guevara (quand même !). Nous passerons l’après midi à nous balader dans cette ville pleine de charme, typiquement argentine et attachante.

Le lendemain, nous prenons la route pour la capitale fédérale quittant rapidement la tranquillité des grandes routes pour la circulation joyeuse et dynamique de l’agglomération. Nous arrivons sans encombre et nous garons devant le 66 Pasco, c’était il y a exactement 2 mois et demi que nous quittions cette rue… assez difficile a croire que le temps passe si vite ! Mais ca fait plaisir de revenir en terrain connu et apprécié !

dimanche 2 mai 2010

Argentine du nord … toujours au milieu des Quebradas

« Salta la Belle » a décidément de quoi plaire ! Certes ses rues (piétonnes ou pas) sont bondées, les horaires des musées sont désobligeants et la chaleur peut être étouffante mais l’ambiance est jeune et dynamique journées comme soirées, on y trouve des églises partout et la région est vraiment magnifique ! Nous retrouvons à l’hostel Aurélie et Christophe que nous avions rencontré à Ushuaia et partons pour une « journée altitude » dans la « Quebrada del Torro ».

La Corsa prend fièrement la route de montagne avec ses 4 passagers et nous emmène jusqu’au 4080 mètres d’altitude de la route. Nous parcourrons a pied les 20 mètres restant « histoire de » ! Chacun ressent plus ou moins l’altitude, ce qui est sur c’est que nous sommes tous essoufflés : préparation pour la Bolivie ! Seulement âpres avoir admiré le site des ruines de Santa Maria nous sommes autorisés à déguster un déjeuner dans le seul comedor de la région ! Nous redescendons sur Salta, profiter de véritables Biffe de Chorizo « cuits à point s’il vous plait » et de quelques cocktails orgasmiques dans les fameuses peñas ! ;)

Nous quittons finalement Salta par la route de la corniche qui nous rappelle un peu la route australe en version asphaltée, emmenant avec nous Christophe et Aurélie qui ont trouvé de la place pour leurs sacs ! Nous évitons Jujuy et arrivons directement au village de Purmamarca, avec chance sans bus touristiques ! Purmamarca est nichée au pied de l’incroyable « palette du peintre » (encore une formation géologique incroyable, désolée de me répéter, j’espère que les photos ne vous lasseront pas !) ses rues poussiéreuses et ses maisons enduites d’ocres en font un village charmant quand la place n’est pas envahie par les touristes en masse ! L’artisanat reste tout de même une activité première du village au point que Poup se trouve un chapeau ! Les lamas à la queue leu leu nous suivront pour le reste du voyage ! Nous passerons une soirée dans l’ambiance locale, entre spécialités de lama et de quinoa et musiques folkloriques.

Nous reprenons la route vers Tilcara où nous marcherons à la recherche de la Garganta del Diablo avant de se balader dans le village plus vivant et autonome que Purmamarca. La route est une attraction a elle seule, les Quebrada s’enchainent, plus intenses les unes que les autres sur les 50 kms qui mènent à Humahuaca, changeant de teintes selon l’heure de la journée et les nuages. Le village d’Humahuaca s’impose par son bâtiment « majestueux » en hommage à la libération de la région mais nous lui avons préféré la vue de la région du haut des falaises blanches et éventées. C’est à ce point de vue que s’arrête notre course vers le nord de l’argentine. Le lendemain nous reprendrons la route vers le sud, avalant les kilomètres vers la cosmopolite Buenos Aires. Nous avons apprécié ce Nord au caractère particulier autant par ses paysages, sa population que sa culture et ses spécialités, peut être un avant gout de la Bolivie !


mardi 27 avril 2010

Entre Quebradas et vignobles

Nous arrivons à Cafayate, traversant vignobles et exploitations soignées où l’automne commence à réchauffer les feuilles des arbres. Le village de Cafayate nous accueille bras ouverts avec sa place ombragée, ses terrasses animées et sa « Casa de Empanadas » ! Nous commençons par une visite de quelques bodegas où l’accueil est bien plus personnalisé qu’à Mendoza et nous en apprenons encore plus sur la vinification et les propriétés internationales de Pernod Ricard ! Le Torrontès, spécialité régionale se révèle être un vrai régal ! En évitant les minibus touristiques, nous partons pour un aperçu époustouflant de la région : « La Quebrada de las Conchas ». Les falaises ocres et oranges transforment le paysage en représentations fantastiques, des gorges de pierres et des vallées ne finissent plus d’enrichir la vue et les pauses photos sont innombrables ! (heureusement que les bas cotés sont prévus en fonction).

Nous quittons finalement cette jolie vallée pour une route de ripio qui serpente entre villages, champs et lits de rivières asséchés. Nous traversons Antiguastaco, Los Molinos et Cachi où le temps semble s’être arrêté. Plus nous avançons vers le nord, plus les villages ont du caractère et les maisons soignées. Ici ils utilisent beaucoup de bois de cactus pour les constructions et les façades sont souvent recouvertes d’enduits clairs. Poup est devenu fan des églises, s’il vous plait admirez la diversité !

Nous quittons Cachi par une route qui traverse le « Parque Nacional de los Cardones », des cactus de plusieurs mètres de haut se dressent par centaines dans cette plaine, il parait même que ca en est devenu une zone a atterrissage d’ovni ! Sisi ! Nous passons notre premier sommet à 3400 mètres et donc notre première véritable descente en ripio, heureusement que peu de camions empruntent cette route ! Le paysage, là encore est à couper le souffle !

C’est dans la chaleur et au milieu de rues plutôt embouteillées que nous arrivons à « Salta la belle » un peu déboussolés par toute cette civilisation !

Justifier

vendredi 23 avril 2010

San Juan et La Rioja entre parcs et ruines

Nous arrivons à San Juan en début de soirée et découvrons de nuit cette ville joyeuse et animée du haut de sa tour romantique. Entre l’auberge sympathique et les échanges d’adresse mail avec un certain policier francophile, l’accueil aura été des plus chaleureux mais nos journées avec la corsa étant maintenant comptées nous reprenons rapidement la route vers le nord.

Notre première halte au fameux sanctuaire de la « Difunta Correa » nous permet de nous recueillir comme il se doit dans la modeste chapelle de cette sainte si chère aux argentins. Pour la petite histoire, la Difunta Correa est une jeune femme qui a parcourut les chemins d’Argentine à la suite de son mari enrôlé dans l’armée, leur fils dans les bras; elle est malheureusement morte de soif avant d’arriver à destination mais son fils, tétant encore a été retrouvé vivant. Ce miracle est honoré sur toutes les routes du pays par des hôtel recouverts de dizaines voire de centaines de bouteilles d’eau en plastique (oui sur le bord de la route ca peut avoir des aires de décharge à ciel ouverts).

Notre route nous a ensuite menée jusqu’au parc d’Ishigualasto aussi appelé Valle de la Luna qui lui n’a rien de modeste ! Encadré par deux chaines de montagnes ocres, cette plaine a été érodé par le vent et l’eau et a mis à jour de nombreux fossiles animaux et végétaux ainsi que des formations géologiques assez incroyables ! Notre guide « passionné » (cf. photo) nous fera l’honneur de monter dans la corsa pour parcourir les sentiers de cet espace protégé en compagnie de renards, guanacos et autres voitures du cortège guidé, corsa en tête. Malgré les nuages qui ternissent un peu le tableau, nous pouvons donner libre cours a notre imagination et profiter de ce paysage incroyable !

Le lendemain nous quittons l’hospedaje de Villa Union salués par notre hôte Coco le perroquet et traversons le village de Chilecito puis de Londres où nous visitons les ruines incas de El Shincal. Escaliers, cactus et collines fideles aux images pré formatées des villages incas avec en bonus une vue magnifique sur la vallée. Au village de Belen, on erre un moment dans le marché artisanal au milieu des ponchos, chapeaux de gauchos et peaux de lamas mais malheureusement on ne trouvera rien d’assez chaud pour remplacer nos manteaux (Poup fonde plus d’espoir dans les ponchos boliviens : surement moins cher et plus chaud, suite au prochain épisode ).

Le lendemain nous traversons Hualfin en goutant à la cuisine locale et nous arrêtons, pour une halte forcée, à Santa Maria. Notre chère Corsa a donné beaucoup de bonne volonté pour gravir les derniers monts et frontières mais on sent bien que ce n’est plus suffisant pour vaincre la cordillère des Andes. Apres avoir vidé plusieurs fois le réservoir du liquide de refroidissement durant les 1000 derniers kilomètres (on avait notre bidon d‘eau distillée a portée), le moteur se met a chauffer brutalement et on atterrit au garage familial du village. Au bout de 2 heures d’effort du gang des « sans caleçon », notre radiateur est démonté, vidé, nettoyé, désossé, recollé, remonté et rempli… avec les moyens du bords. Il faut avouer qu’ils sont en train de déplacer leur garage 4 quadras plus loin, c’est surement pour cela que les fils électriques sont branchés sans prise à quelques centimètres du tuyau d’arrosage et que les cendres de leur clopes manquent de peu la résine fumante du radiateur ! Pas gratuit mais efficace, nous reprenons la route avec une corsa en pleine forme !

Un petit détour pour la soirée à Taffi del Valle où la nuit est fraiche et où nous chercherons en vain les sentiers de randonnées et le champ de menhirs déplacé de leur lieux d‘origine (surement pour cela que notre flair de gaulois ne les a pas trouvé d‘ailleurs). Nous nous consolerons avec les ruines de Quilmes et leur lamas ! Nichées sur les bords de la vallée, ces ruines d’une tribu indienne siègent maintenant au milieu des cactus géants et d’une famille apprivoisée de lamas.


Nous nous dirigeons maintenant vers Cafayate ou parait-il on y fait le meilleur vin du pays (même meilleur que les vins Français) et où le paysage est des plus marquants…

samedi 17 avril 2010

Valparaiso

Au matin, nous récupérons notre chère et tendre Corsa en un seul morceau cette fois et prenons la route pour Valparaiso. Un peu avant le Chili, nous faisons une halte au Puente de los Incas (pont des Incas), curiosité géologique aux couleurs étonnantes.

Le passage de frontière nous parait bien plus organisé que les précédents et est donc, beaucoup plus rapide. Par contre, les travaux avant et après la frontière nous retardent tout de même pas mal ! (ils refont la route et on ne peut circuler que dans un sens à la fois)
En bons habitués que nous sommes, nous n’avons aucun fruits, légumes, fromages et autres viandes ; mais les gardes frontière ont plus d’un tour dans leur sac ! Cette fois, ce seront nos fidèles bâtons de marche (en bambou) qui se verront refuser l’accès au territoire chilien, sous prétexte, je cite « qu’ils ont des fissures et donc qu’ils pourraient contenir des insectes ». Avec déception, nous laissons nos bâtons sur le bas côté, ainsi que 20 pesos argentins (première frontière où il faut payer pour passer!!) et continuons vers Valparaiso. Quelques heures, détours et beaucoup de péages plus tard, nous retrouvons Oliv dans le centre. Heureusement, il y a une heure de décalage et Oliv est en retard, car notre ponctualité laisse à désirer !! Son appart, qu’il partage avec des chiliens, est vraiment sympa et nous avons même le droit à un lit chacun !!

Ainsi, nous passons 2 jours et demi dans Valpo, où nous goutons à la culture et surtout à la nourriture chilienne !! Pendant nos soirées, nous rencontrons beaucoup de français (ils sont partout !!), avons le droit à un concert (et beaucoup de danse) et surtout profitons de l’ambiance « porteña » de Valpa. Coté nourriture, j’ai le regret d’annoncer qu’il y a beaucoup plus de nouveautés et de diversité qu’en Argentine. A part qu’il y a de la palta (avocat) PARTOUT !!! Mais, perso, j’ai adoré!! Plats bien copieux comme je les aime.

La découverte de la ville a été assez fatigante. Bien qu’elle soit située au bord du Pacifique, la ville est construite sur des collines, ce qui lui donne un charme fou, mais rend la visite… « pentue ». Les rues serpentes entre les maisons et, lorsqu’on ne connait pas les passages secrets magiques, (et leurs longs escaliers) on fait vite des détours ! (oui, c’est ce qui nous est arrivé quand nous n’étions pas avec Oliv)
Les murs des maisons sont tous taggués, les toits sont pour beaucoup en tôle de toutes les couleurs, les places ont beaucoup de charme et les funiculaires (en plus d’alléger les jambes) sont la touche finale qui en font une ville très spéciale. (désolé pour cette piètre description, regardez les photos, elles parlent d’elles-mêmes)

Pour l’ambiance, enfin, les places et sommets de collines sont fournies en divers peintres et vendeurs d’artisanat en tout genre, qui complètent pleinement la ville ; cela lui donne un côté magique avec un grain de folie !
Bon, les chiliens me paraissent toujours aussi fermés au premier abord, mais les quelques rencontres durant le voyage me font garder espoir !

Nous quittons la ville après un week-end très agréable (Merci Oliv, on demanderait presque una replica ! Dixit Toutoune : « c’était vraiment cool ! » :)), pour une longue journée de route. Le passage express vers l’Argentine (nous saluons la rapidité du poste frontière) et notre timing parfait avec les travaux, nous permettent d’arriver jusqu’à San Juan, au nord de Mendoza, dans la soirée.

mercredi 14 avril 2010

Mendoza, région viticole où il fait bon être une corsa

Nous prenons la route 40 vers le nord et traversons la région de Mallargue où le paysage nous transporte sur une autre planète! Des cônes volcaniques aux couleurs chaudes se mélangent aux roches noires et aux canyons ocres creusés par des rivières turquoises… Les heures de routes passent comme un défilé de cartes postales en taille réelle… malgré les surprises de ripio.

Nous faisons une halte dans une auberge de San Rafael avant de reprendre la route qui traverse maintenant des domaines viticoles luxuriants. Ces larges étendues irriguées par la fonte des glaces de la Cordillère des Andes toute proche, profitent du soleil et du climat doux pour produire plus des deux tiers des vins argentins… Nous nous sommes sentis obligés de se dévouer à la dégustation de ces vins pour vous ;) .
La champanera Bianchi s’impose fièrement au milieu de pelouses verdoyantes, sculptures de lions et jardins de roses. Nous avons découvert les techniques utilisées pour la fabrication du champagne (ok on aurait pu réviser nos classiques nationaux avant). N’empêche que nous avons fini par déguster un vin champenois (puisque l’appellation champagne est contrôlée et apparemment bien respectée), tout à fait correct… pour une production argentine ! ;). Le domaine de la Rural beaucoup plus authentique et traditionnel nous a présenté son exploitation ainsi que les différentes étapes de la production de leur vin (c’est la période des vendanges en ce moment donc les machines fonctionnaient à plein régime) avant de nous faire déguster une cuvée spéciale, vraiment sympathique ! C’est après cette journée de visites éprouvante que nous arrivons à Mendoza, ville de 110 000 habitants, animée, verdoyante et plutôt cosmopolite !

A l’auberge des « Portes du Soleil » nous rencontrons Benoit, barbu français, passionné de vins, en voyage épique en Amérique du sud. Nous passerons de longues heures à nous raconter nos vies respectives (enfin surtout la sienne, histoires de branque ! ;) )que ce soit autour d’un bon repas (à en finir poustre), en terrasse ou au coucher de soleil dans le parc de Mendoza ! Si les journées et les soirées ont été très agréables durant notre séjour à Mendoza, il n’en a pas été de même pour un certain matin.
Avec seulement quelques heures de sommeil derrière nous, nous entendons la charmante voix de la fille de l’auberge nous sortir du lit en nous demandant si nous avons une corsa blanche stationnée dans la rue. « Ca serait mieux que vous vous leviez car il y a du verre cassé et la police qui vous attend dans l’entrée » … Si si c’est efficace comme réveil !

Nous nous retrouvons dans la rue avec 3 ou 4 policiers entourant notre chère corsa qui a perdu dans la nuit la serrure de la porte passager ainsi que la vitre et le contenu de la banquette arrière... Occasion pour nous de découvrir le fonctionnement de la police argentine: après les flics plutôt sympas qui ont découverts la voiture et sont venus nous réveiller, c’est la police scientifique qui débarque. Je ne sais pas si les « Experts à Miami » auraient fait un aussi bon travail mais nous avons le droit à tout le spectacle du relevé d’empreinte (Par contre ils ont dus oublier de prendre nos empreintes pour les éliminer des « 3 empreintes suspectes trouvées sur la portière »). Enfin c’est la police touristique qui prend le relai, sûrement les moins agréables d’ailleurs. Nous partons faire une déclaration au commissariat et ils nous font comprendre qu’en cas de nouveautés ils contacteront l’ambassade à Buenos Aires (qui elle n’a aucun moyen pour nous joindre) mais qu‘il est très rare de retrouver des affaires volées... On revient donc à l’auberge, dans notre corsa qui est maintenant blanche, marron et grise (la poudre à empreinte), pleine de verre, forcément plus légère et cheveux au vent !

Finalement le temps de s’occuper des assurances, des papiers et de faire réparer la vitre cassée on restera un jour de plus à Mendoza. Heureusement que nos papiers et affaires les plus importantes étaient dans l’auberge, mais sans duvet on ne pourra malheureusement plus dormir dans notre corsa… Nous profitons quand même d’un assado organisé par l’auberge avec un bon répertoire de musique folklorique argentine au doux son de guitare et de charango.

jeudi 8 avril 2010

Argentina y Nafta (ou pas)

Nous quittons Bariloche par la route « Los siete Lagos » itinéraire qui devrait nous garantir de nombreux point de vue sur lacs, cascades et forêts de nires, radales et pehuens (oui forcément ces espèces inconnues donnent envie). La matinée à Bariloche avait été pluvieuse mais le temps de faire le plein de chocolat (les meilleurs du pays à ce qu’il parait) et de prendre la voiture, le ciel s’était levé et le soleil avait déjà séché la route. C’est donc confiant que l’on prend l’embranchement pour les 110 kms de ripio qui serpentent dans ces paysages fantastiques.

Il faudra seulement une vingtaine de kilomètres pour que le temps se dégrade à nouveau, cachant tout paysage sous un épais brouillard, la pluie éprouvant les essuies glaces et ravinant le ripio boueux de la piste. Nous prenons donc les kilomètres en patience, transformant la corsa cheap en véhicule amphibie boue/eau et donnant un nouveau revêtement plus épais à sa douce carrosserie initialement blanche. Les chocolats nous aident à tenir la route et s’avèrent être les meilleurs goutés sur la terre argentine. Evidemment c’est lorsque nous regagnions l’asphalte que les nuages se dissipent. Nous traversons le village de San Martin de los Andes où les maisons de bois charmantes ont l’air bien accueillantes. Nous continuons en direction de Junin de Los Andes où nous trouvons un camping en bordure du rio qui nous accueillera pour la nuit.

Le lendemain nous prenons la route vers la nord, avalant les kilomètres de route sinueuse dans les collines désertiques et désertées. Nous faisons 45 minutes de queue à la pompe à essence de Zapala en prévoyance des kilomètres à parcourir mais on se voit bloquer l’accès à la pompe, 1 voiture avant nous. Le camion citerne vient d’arriver, il faut compter une heure (argentine) pour qu’ils remplissent les réservoirs de la station. En discutant avec l’argentin de la voiture de devant (lui qui était vraiment à deux doigts d’éviter l’heure bonus d’attente) nous décidons de reprendre la route, le demi plein que nous avons devrait suffire pour les 200 kms qui nous séparent de Chos Mallal, où là assurément (argentinement parlant) il y aura de l’essence.

Nous roulons donc l’œil sur la jauge le reste de l’après midi, traversant un barrage de police qui vérifie que toutes les jauges des véhicules sont suffisamment pleines pour arriver à destination, (c’est adorable comme attention !) et arrivons sans encombre à Chos Mallal. L’office du tourisme nous accueille très chaleureusement et nous trouvons un camping très bien, encore en bordure du rio. Nous reprenons la voiture pour faire le plein et c’est là que les choses deviennent moins adorables.

La première station service, ACA est à sec de tout carburant : ils ont été ravitaillés la veille mais ce matin la dernière goutte est partie, ils devraient être ravitaillés ce soir. L’autre station, YPF est à sec aussi et ne prévoit un ravitaillement que pour samedi (nous sommes jeudi après midi). Aucune des excursions des alentours n’est possible sans essence (sources thermales dans des eaux boueuses ou grottes aux peintures rupestres) nous nous posons donc tranquillement au camping, attaquant nos bouquins et attendant la soirée pour aller prendre de l’essence au ACA, prêts à faire la queue aussi longtemps que nécessaire…

Sauf que voila, le camion citerne prévu à 20h n’est pas arrivé à 21h et ACA n’a pas de nouvelles, ils supposent donc qu’il sera là le lendemain matin. Sauf que voila, le lendemain c’est le vendredi saint et le maigre espoir que l’on avait s’effondre en fin de journée quand le pompiste nous dit que la prochaine livraison est finalement prévue pour lundi. On se rabat donc vers le YPF espérant un départ possible le samedi matin, mais le camion citerne est prévu pour 21h samedi soir…

Naivement nous nous pointons comme des fleurs à 20h20 samedi dans le centre ville et l’on comprend enfin pourquoi la rue passant à coté du camping nous paraissait particulierement pratiquée : une file de voiture s’est mise en place à l’entrée de l’YPF (alors que le camion citerne n’est pas encore arrivé). Vous savez maintenant que toutes les villes d’Argentines sont organisées selon un quadrillage preci où chaque bloc de maison fait 100 metres de coté et bien la file d’attente, lorsque nous l’avons rejointe, longeait le quadra de l’YPF avant de faire un tour complet du quadra d’a coté, et la file s’est encore completée derriere nous. Nous avons donc pris notre tour au bout des 500 metres de files de véhicules coupant le moteur et attendant au moins de voir passer le camion citerne. L’attente aura duré 4 heures, malgré les 2 pompes tournant à plein régime (il faut dire que nombreux etaient ceux qui avaient des jerricanes en plus) mais nous quittons la station service le réservoir plein et certains de pouvoir quitter Chos Mallal le lendemain !

Du coup, avec ces 3 nuits forcées, on aura pris nos habitudes dans notre petit camping municipal de Chos Mallal. On connait les fous du village (mais on ne les comprend pas encore, leur élocution est laborieuse), les heures de passage des troupeaux de chèvres et de vaches accompagnés par les gauchos (et des fois poursuivis par les fous du village criants), les chiens et les chats du camping et la serveuse du seul café wifi du village. Il faut quand même saluer Poup qui aura lu Germinal en moins de 36 h (je me suis contentée d’un mélange de Vargas, Tesson (merci Flore, il est génial !) et Hugo…

C’est donc bien reposés, et vides de livres à lire que nous quittons la région des lacs après ce weekend de Pâques endiablé ! Direction de San Rafael et Mendoza pour plus d’animation.


P.S : Entre les paysages traversés sous la pluie et le charme de notre camping municipal, j’espere que vous ne nous tiendrez pas rigueur du manque de photos !

dimanche 4 avril 2010

La région des lacs

Esquel sera notre porte d’entrée à la « Région des lacs » que nous allons traverser du sud au nord et qui est réputée pour ses paysages idylliques et ses nombreux lacs.

Nous choisissons de profiter du soleil avec une rando dans le Parc national de Los Alerces, histoire de ne pas se lasser des paysages verdoyants ! Les Alerces, ou mélèzes de Patagonie sont parmi les arbres les plus résistants du monde, certains spécimens ont jusqu’à 4000 ans (en même temps avec une croissance de 1 cm de circonférence tous les 20 ans, il vaut mieux qu’ils vivent longtemps !), les forêts n’en sont que plus majestueuses. Evidemment cela ne les rend pas résistants aux incendies qui font des dégâts funestes dans cette région ! Les paysages se partagent donc sur des centaines hectares entre forêts, lacs, restes d’incendies et montagnes. Ceci dit la vue du Cerro Dedal n’en est pas moins impressionante ! Alternant entre sous-bois de bambous, forêt d’Alerces, gravats de schistes et prairies verdoyantes, le sentier ne nous découvre sa vue incroyable, qu’une fois au sommet : lac, arrêtes rocheuses et étendues verdoyantes à perte de vue ! Cette fois encore on aura été le plus attentif possible au moindre frémissement des sous bois, mais impossible de voir d’Huemul (cervidé protégé, voisin du Wapiti…).

Après une nuit passée au dernier camping ouvert du parc national (la basse saison nous menace), nous prenons la route vers le nord, avec nos nouveaux amis : les bâtons de marches en bambous Justifier(bon ils ne rentrent pas vraiment dans le coffre spacieux de la corsa mais on les aime quand même donc on leur a trouvé une place en travers des sièges arrières). Première étape à El Bolson, village réputé pour sa culture hippie, sa municipalité écologique et son artisanat. C’est surement parce que l’on s’y est arrêté un dimanche après midi que nous avons trouvé la ville un peu évanouie et passive. Nous avons donc continué jusqu’à Bariloche où nous nous sommes arrêtés dans une auberge très sympa mais très… très anglophone.
En fait cette auberge ne compte que sur la promotion des Lonely Planet pour assurer sa clientèle, on y a donc trouvé uniquement des australiens, américains et anglais et du coup même les gérants nous répondaient en anglais quand on leur parlait espagnols… Vous imaginez la bonne humeur de Poup ! Heureusement que cette auberge étant au 10 ème étage du seul haut bâtiment de la ville, nous donnait une vue imprenable sur le lac et les montagnes environnantes pour le lever autant que pour le coucher de soleil !

Bariloche est une ville très touristique, appréciée par les argentins pour le ski en en hiver et les randos en été. Il faut avouer que le paysage du parc Nahuel Huapi est vraiment incroyable ! (ok je dis a chaque fois, du coup vous commencez à connaitre la musique, mais regardez quand même les photos !! ). La proximité de la Cordillères des Andes assure les montagnes vertigineuses et enneigées sur une partie du paysage et les lacs et forêts plus proches se chargent du reste pour que le tableau, où que l’on regarde, nous émerveille…

On a profité de la première journée pour découvrir la région par la côte touristique du lac (admirez le complexe hôtelier du Llao-Llao construit par le gouvernement et qui se fond merveilleusement dans le paysage) puis nous nous sommes attaqués à l’ascension poussiéreuse du Cerro Lopez. C’est là que j’ai pris de magnifiques coups de soleil et que nous avons rencontré Annibal et Antonella (couple d’argentins en vacances pour la semaine sainte) avec qui nous sommes rentrés en ville et avons partager une glace. Le lendemain c’est l’ascension du Cerro Catedral jusqu’au refugio Frey, petit lac paisible au milieu d’un cirque de pics acérés ou se risquaient des grimpeurs.

Soirée de fête pour cette dernière nuit à Bariloche, dans un restaurant magnifique (nous fêtons le titre d’ingénieur officialisé par un email de l’UTT récemment reçu ;)) . Avec la porte d’une maison de lutin, construit tout en bois, il intègre des arbres vivants à sa salle principale et ce n’est pas à défaut de la cuisine, la viande grillée est juste … argentine !

Pour le moment la région des lacs aura été fidele à sa réputation : paysages idyllique et identité argentine !

mercredi 31 mars 2010

Route Australe

Notre intention initiale était de se rendre sur l’archipel des iles Chiloé (archipel de la côte ouest du Chili qui a conservé un fort caractère chilote, réputé pour ses églises, ses maisons colorées, sa nature riche et sa culture de la mer) mais en nous renseignant sur les ferrys possibles pour se rendre sur l’ile (nous sommes maintenant en basse saison touristique) nous réalisons que les prix sont bien trop élevés pour notre budget (plus de 150 euros pour faire passer la corsa sur l’ile principale). Pour la première fois nous devons tirer un trait sur une des destinations qui nous tenait à cœur mais nous décidons de profiter des paysages chiliens quelques jours de plus avant de repasser la frontière argentine.

C’est donc tôt le matin, avec notre corsa propre, moteur révisé et pare choc embouti, que nous sommes heureux de quitter Coyhaique en prenant la route australe vers le nord. Unique route qui traverse le Chili du nord au sud, la route australe a aussi mauvaise réputation que la Ruta 40 argentine, mais riche de nos expériences, c’est confiant que nous nous y risquons. Notre trajet commence sur un asphalte sans fausse note pour la premières heure de la journée et se transforme rapidement en ripio chilien au dénivelé plus compliqué. La route traverse des paysages incroyables, des forêts humides d’arbres immenses recouverts de lichens, de lianes, de grandes feuilles de nulca. Les quelques kilomètres parcourus depuis la frontière Argentine nous donnent l’impression d’avoir changer de continent ! C’est le climat pacifique qui règne de ce coté de la cordillère et tout le montre ! Cette piste serpentant entre les falaises de forêt, est tout de même l’axe principal du pays, heureusement que le trafic n’est pas trop dense !

Nous arrivons en milieu d’après midi au parc National de Queulat où nous garons la voiture pour une rando au milieu de ces forêts incroyables. Après s’être cru dans un décor de « l’ile des enfants perdus » où des bateaux de pirates échoués se seraient fondus au paysage, nous arrivons au mirador qui donne sur un glacier (encore un que l’on aurait pas imaginé ici). La masse de glace avance sur une paroi rocheuse et se termine en cascade vertigineuse… Nous quittons ces paysages grandioses par une passerelle à la Indiana Jones et continuons la route vers Puerto Puyuapi où nous trouvons un adorable camping en bordure de fjord. Nous partageons un maté avec le couple de gérant qui nous entretient gentiment un vrai feu pour cuisiner !

Le lendemain nous faisons de la place à l’arrière de la corsa pour Amit, israélien d’une trentaine d’années qui a déjà largement parcouru le monde et s’est lancé dans un tour de l’Amérique du sud depuis quelques semaines. Nous continuons vers le nord, traversant villages et fermes perdus dans ces immensités vertes. Les vaches, brebis, chèvres et rapaces s’approprient la piste et mènent la belle vie sous ce climat humide et ensoleillé (en tout cas aujourd’hui). Nous nous arrêtons sur une aire de camping désertée au départ d’une balade qui nous amènera une fois de plus au pied d’un glacier. Nous serpentons un moment entre les feuilles géantes de Nalcus et autres végétation aux feuilles agressives ! De retour au camp, Amit se lance un challenge personnel de faire un feu à partir de bois humide… qu’il remporte grâce au réchaud chalumeau et des yeux « un peu enfumés » !

Nous quittons le Lago Yelcho le lendemain matin sous une bruine brumeuse, nous laissons la route australe pour se diriger vers Futaleufeu, ville frontière andine. Nous passons la frontière sans problème, le dernier contact avec les chiliens aura été fidele à une partie de nos rencontres ici : peu engageant et froid. Nous passons de l’autre coté de la cordillère des Andes et une fois de plus, en quelques kilomètres le paysage et le climat changent radicalement. Cependant nous n’avons pas le temps de l’admirer longtemps, le poste de police de l’entrée du village de Trevelin décide de nous arrêter.

Il faut savoir qu’en Argentine, il y a énormément de poste de police sur la route. La plupart sont vides, dans certains on aperçoit des flics et lorsque par hasard ceux-ci sont postés sur la route, il arrive qu’ils nous demandent notre destination quand un simple salut ne suffit pas. C’est donc un peu surpris qu’à l’entrée de ce petit village nous donnons nos papiers et nous garons sur le bas coté pour une fouille complète du véhicule. Nous devons vraiment avoir des drôles de gueule en ce moment, entre ceux qui nous prennent pour des israéliens et les autres pour des dealers… Parce que quand je dis fouille complète, c’est fouille complète ! Du paquet de riz entamé, à l’intérieur de nos chaussettes sales, en passant par l’objectif de l’appareil de Poup, les compeeds, le boitier du levier de vitesse, les pages de nos bouquins et il faut même que j’explique le but de certains de mes médocs ! Vraiment sympa comme accueil ! J’ai vu le moment ou on allait devoir déballer la tente et sortir la roue de secours ! Mais malgré leurs ultimes efforts (ils ont bien sur contrôlé sur leur réseau mon passeport, permis de conduire international et papier du véhicule) ils ne trouvent rien dans la voiture et nous laissent repartir, toujours sans un sourire !

C’est donc encore étonnés que l’on découvre le village de Trevelin ou l’on en profite pour pique niquer sur la place centrale.Nous n’avons pas le cœur à nous y attarder et reprenons la route pour Esquel ou nous déposons Amit et trouvons une auberge bien agréable pour une bonne nuit de sommeil.

Heureusement que ces jours ci le temps est de notre coté et que les paysages sont toujours surprenants et sublimes ! ;)

vendredi 26 mars 2010

Une entrée au Chili laborieuse

Avant de partir de Menelik, nous passons prendre le maté chez Cécile et Manuel et les remercions de nous avoir permis de vivre cette belle aventure.
Nous partons sur les coups de 10 heure vers le Parc National Perito Moreno, non loin de l’Estancia. Lorsque nous arrivons au Lac Belgrano, nous sommes saisis par son bleu intense dont nous avons tant entendu parlé ; sa couleur est due aux sédiments particuliers contenus dans le Glacier d’où provient l’eau.

Quelques heures après avoir annoncé notre départ du parc en klaxonnant les gardes parc, la peur qui nous tient depuis le début de la journée se concrétise : le moteur chauffe bel et bien !!! Notre âme de mécanicien nous dit de nous arrêter et c’est capot au vent que nous prenons notre déjeuner. Nous n’avons plus de liquide de refroidissement et presque plus d’huile… ainsi, nous décidons de retourner au Mirador « non loin » où nous avions vu qu’ils vendaient de l’essence. Mais notre moteur ne nous laisse pas y arriver et c’est finalement le sens aigu de la mécanique de Toutoune qui nous pousse à mettre de l’eau en guise de liquide de refroidissement.
Arrivé au mirador, nous sommes accueillis par une bande de joyeux gauchos, ravi de partager avec nous la réception des premiers signaux d’Internet par satellite !!
Quelques minutes après, j’étais passé pour un boulet auprès de deux d’entre eux (et maintenant, auprès de vous tous) ; la voiture devait être penchée lorsque j’ai pris le niveau d’huile : le niveau est au max. Nous aurons au moins gagné de cet arrêt la vue magistrale sur la vallée…
Le reste de la journée ne sera qu’une succession de ripios plus ou moins caillouteux. Beau résultat pour cette journée : 12 heures de routes pour 380 kilomètres !

Les problèmes de la Corsa sont à moitié résolus, mais de toute manière, nous devons trouver un garagiste pour que notre bien aimée passe sa visite médicale.

Après une nuit bien méritée, nous attendons quelques heures un mécanicien qui ne viendra jamais (on est dimanche… c’est jour d’asado !) puis, à Los Antiguos, nous nous délassons au lac et cueillons des fraises (pas aussi gouteuses que les garriguettes d’après Toutoune)
Au matin, suivant les conseils de notre hôte, nous passons au Chili pour trouver un bon mécanicien. Nous nous faisons dépouiller de notre fromage à la frontière (pourtant, nous étions de bonne foi) et attendons 7 heures un ferry où nous ne sommes pas sûr de pouvoir embarquer.
Finalement, il y aura juste la place pour faire rentrer notre « autito » (notre chance avec les ferry va devenir légendaire…) et 2 heures et demi plus tard, nous débarquons les premiers et nous dirigeons vers Coyhaique (à lire Coïahiqué), capitale de la région. Il est déjà tard lorsque nous trouvons enfin un hébergement sans grande chaleur mais avec une bonne connexion internet (ça faisait longtemps)

Le lendemain, avant de laisser notre Corsa pour un nettoyage de printemps (bien mérité) nous laissons nos affaires dans un second hospedaje dont la propriétaire qui me pense Israélien (et qui n’a pas l’air d’en avoir une bonne opinion) est aussi désagréable que stricte, radine...
Ravis de récupérer la Corsa toute pimpante, nous la laissons au garage Chevrolet qui fera le changement d’huile et de filtre nécessaire (mais pas plus…)
En fin de journée, après une demie heure dans notre petite chambre austère, nous nous apercevons que notre Corsa (pourtant bien garée) s’en fait emboutir le pare-choc !

Oui, Coyhaique, on a aimé…

jeudi 25 mars 2010

Patagonie et Ruta 40

C’est avec 2 passagers supplémentaires que la cheap corsale quitte El Chalten vers le nord. Parmi les gens que nous avons rencontrés à l’auberge la veille, Shannon et Herman ont décidé de voyager ensemble vers le nord et cherchaient un véhicule « to do high chicken » ! Shannon vient de Californie et se découvre une passion pour l’Amérique du Sud au fil de son voyage. Herman, de Quilmes parcourt l’Argentine en stop pour mieux connaitre son pays avant la fin de ses études de tourisme. C’est donc un peu plus chargés que d’habitude et sur un air de Pink Floyd que nous prenons la route tous les 4, nous racontant nos vies dans les paysages désertiques de la Patagonie.

La ruta 40 nous révèle rapidement l’origine de sa réputation. Une piste irrégulière où se mélangent allègrement trous, ornières, sables et tous types de cailloux dans un tracé plus ou moins compréhensible… sur des centaines de kilomètres. Nous parcourons laborieusement 300 kms en près de 8 heures, vers la fin tous les regards cherchent furtivement un signe de vie à chaque virages ou collines. Gobernador Gregores apparait enfin, nichée dans une vallée verdoyante au milieu… de rien. Nous retrouvons une fois de plus les rues quadrillées, la place San Martin, les kioscos et même un incroyable camping municipal gratuit avec des douches chaudes ! Herman et Shannon plantent leur tente et les sièges de la corsa s’inclinent pour la nuit. Nous nous retrouvons autour d’un feu de fortune avec Camila, Paulina et Gabriel, 3 chiliens en voyage vers le sud. En vendant des bracelets et des portefeuilles ils enchainent les kilomètres en stop. On partage un vin chilien tiède et Herman réchauffe la fin de son poulet de voyage sur des airs de musique chiliennes et argentines. Les accents argentins chiliens brésiliens et français se mélangent dans une bonne ambiance.

Le lendemain nous ne nous attardons pas sous la pluie de Gobernador, toujours à 4 nous reprenons le ripio vers le nord. Plus de sable et peu de cailloux, cette fois la piste est entièrement boueuse et uniquement fréquentée par les camions et engins de travaux qui préparent une route asphaltée pour les années à venir (d‘après les panneaux les travaux auraient commencés en 2004 et devraient durer 12 mois…). Un semi remorque s’enlise devant nous et nous admirons l’adresse du conducteur qui arrive à le sortir de la boue sans trop faire fumer les roues. La corsa se trace timidement un chemin, camouflant sa carrosserie blanche étincelante sous un joli marron humide. 80 kilomètres plus loin la piste se transforme soudainement en asphalte, le changement est brutal mais apprécié par tous ! Au bout de l’asphalte nous déposons nos deux auto-stoppeurs et reprenons un ripio qui s’éloigne de la route 40 pour découvrir une estancia.

80 kilomètres de ripio plus loin nous arrivons à l’Estancia Menelik. Un groupement d’une demi douzaine de bâtiments blanc et rouges posés dans la plaine, résistants au climat et au temps; ils semblent faire partie intégrante du paysage. Les estancias sont historiquement des fermes d’élevage de bétails dont les troupeaux sont gérés et protégés toute l’année par les gauchos à cheval et leurs chiens. Aujourd’hui beaucoup d’entre elles diversifient leur activité vers le tourisme pendant la période estivale. Menelik conserve tout de même un troupeau de 80 moutons et 400 vaches ainsi qu’une soixantaine de chevaux sur ses 10 000 hectares et propose des chambres d‘hôtes et un « refuge » avec dortoirs et salle commune.
Pedro nous accueille et nous montre le refuge où nous dormirons. Nous posons nos affaires et Manuel, le gaucho de l’estancia nous emmène avec Pedro pour une ballade à cheval malgré le temps nuageux et pluvieux. Nos fidèles destriers en main : Suisso pour Poup et Raton pour moi vont d’un pas habile dans la steppe patagonne ! Nous parcourons les collines et traversons les ruisseaux accompagnés par les chiens qui coursent les lapins. Malheureusement la vue est plutôt nuageuse et nous ne profitons pas vraiment du paysage. La soirée au coin du feu avec mouton grillé et vin argentin fini de nous réchauffé !

Le lendemain nous rencontrons Rafa, un des gérants de l‘estancia, qui nous propose de rester une nuit de plus et d’accompagner Manuel qui doit aller chercher des chevaux dans le domaine de l’estancia aujourd’hui. Face à une offre si généreuse et avec le soleil de la matinée, nous ne pouvons qu’accepter ! Nous rencontrons ainsi Cécile, photographe française qui partage sa vie entre Menelik et Sommières et allons chercher les chevaux dans le corral.

Nous partons tous les 5, Laura sur la selle de son père, tenant fièrement le « revenque » ! Nous nous éloignons de l’estancia, parcourant le domaine sous un soleil brillant et un ciel mouvementé, les chevaux ont le pied sur aux trois allures dans la steppe pentue ! Nous rencontrons des troupeaux de guanacos qui se dispersent à l’arrivée des chiens, des flamants roses qui survolent majestueusement les lacs. Nous découvrons pour la première fois le paysage inimaginable de l’estancia et réalisons ce qui nous été caché la veille… Des monts enneigés, des lacs, des couleurs incroyables, au loin les paysage du Parc National Périto Moreno… Arrivés au bout du domaine, nous trouvons un groupe de chevaux dont la moitié sont sauvages. Manuel, Cécile et les chiens les rassemblent et les dirigent vers l’estancia. Nous rentrons en coupant à travers champs et ruisseaux au grand galop… pas de photos ni de mots suffisants lorsqu’un rêve de gamine se réalise dans ces conditions ! Poup est définitivement converti aux randonnées à cheval malgré les courbatures et irritations !

Après une bonne douche, Manuel et Cécile nous invitent chaleureusement pour un maté chez eux. Nous découvrons la vie de cette famille hors du commun et comprenons mieux le métier de gauchos dans les estancias: la rudesse du climat, la solitude dans des paysages si grandioses. Cette étape dans le fin fond de la Patagonie, accueillis si chaleureusement, restera gravé dans nos mémoires.

dimanche 21 mars 2010

Sud de la Patagonie

Pour la première fois depuis notre départ nous prenons la route vers le nord ! Nous reparcourons la route 3 jusqu’à la frontière argentine que nous passons sans encombre (nous sommes maintenant rodés en files d’attentes et tampons à obtenir). Un peu plus de difficultés du coté chilien lorsque le garde trouve des fruits dans la Corsa. Une leçon de morale, une menace d’amende, nous refaisons une déclaration (déclarant nos fruits cette fois…) et reprenons la route sans nos courses du matin ! Mais le coucher de soleil sur la côte chilienne du Détroit de Magellan nous redonne le sourire. Nous arrivons à la nuit tombée à Porvenir qui semble vivre au ralenti sous les rafales de vent.

Nous trouvons un petit hôtel où le vieux gérant nous accueille très gentiment, avec même une place dans son jardin pour la corsa ! Porvenir est probablement sponsorisée par le réseau Mastercard ou alors a eut un problème avec le réseau Visa, le résultat étant que les rares terminaux de paiements et distributeurs de billets n’acceptent pas les cartes visa. Cette fois le charme de Poup ne sera pas mis a contribution (on suit vos conseils ;) ) on utilisera la carte Cirrus dans le distributeur de la caserne militaire de la ville ( non, aucune idée de pourquoi le seul DAB est dans la caserne militaire ! ). Le lendemain nous prenons le ferry pour quitter définitivement la Terre de Feu. 3h de traversée confortablement installés dans des fauteuils rembourrés avant d’arriver dans le vent et la pluie à Punta Arenas ! Direction une auberge de jeunesse où nous nous réchauffons au coin de la cuisinière et rencontrons canadiens, israéliens, Français… tout ca dans une très bonne ambiance ! Coline nous conseille sur les villes à visiter au chili. Le temps ne nous pousse pas plus loin dans les alentours de la ville et nous continuons jusqu’à Puerto Natales, la ville d’entrée du célèbre Parc National Torres Del Paine.

En effet Puerto Natales est largement axée sur le tourisme et la randonnée malgré son port, nous nous renseignons à l’office de tourisme avant de reprendre la route vers le Parc. Après quelques kilomètres sur un asphalte bien agréable et bien indiqué nous enchaînons sur 2h de ripio dans les plaines eventées. Nous avions été prévenu que le temps était très changeant dans la région et que le parc avait son propre micro climat : Des vents violents, de la pluie, du froid pour cette fin d‘été… le rêve pour partir sur le sentier de randonnée « du W » de 4 jours ! Nous arrivons donc à l’entrée du parc national en fin d‘après midi, discutant avec le garde nous apprenons que le temps des prochains jours ne permettra surement pas de pouvoir marcher et encore moins de voir les célebres paysages. Nous prenons un maté avec l’équipe puis un thé avec Pascaline dans la maison des gardes et reprenons la route en direction d’El Calafate. Nous passons la frontière à minuit tapante et essuyons un vent tellement froid qu’il est impossible de chauffer la voiture !

El Calafate nous permet de poser nos sacs le temps d’aller voir le glacier du Périto Moreno. Terrain connu pour Poup, beaucoup moins pour moi, c’est la première fois que je vois un glacier ! J’imaginais les glaciers en haute altitude, dans un climat froid et reculé… et bien pas forcément ! Au milieu de paysages de steppe arides et les pieds dans le lago Argentino, le glacier impose sa masse glacée. Plus on s’en approche plus il est difficile de se rendre compte des dimensions; nous guettons les craquements de ce monstre qui annoncent la chute de glace dans le lac provoquant vagues et icebergs. Le spectacle est incroyable !

Voulant faire un peu de rando après l’échec de Torres Del Paine, nous suivons les conseils de Maxi et nous rendons à El Chalten, capitale nationale du trekking. Nous y arrivons en début d’après midi et partons directement, sac sur le dos pour 2 journées autour de la chaine de montagne du Fitz Roy. Nous avons beaucoup de chance pour le temps cette fois ci et pouvons profiter d’une vue incroyable sur ces montagnes, glaciers, lacs et paysages ! Le sommet du Fitz Roy nous accompagnera presque tous les jours ! Une fois de plus les photos parlerons mieux d’elles même !

Nous regagnons le village d’El Chalten mardi après midi bien fatigués et trouvons une auberge avec une douche chaude ! Une bonne nuit de sommeil est nécessaire avant de s’attaquer à la remontée de la Ruta 40 !

samedi 13 mars 2010

Ushuaia !

Certains touristes viennent à Ushuaia et cherchent le panneau indiquant « La Fin du Monde »… C’est vrai que si on regarde sur une carte, Ushuaia est une des dernières ville du sud de l’hémisphère sud, mais ce n’est vraiment pas le sentiment que nous avons eut pendant notre séjour.
Nichée entre deux océans, des iles, des montagnes et des glaciers, Ushuaia a des airs de station de ski teintés de port maritime. Des lumières incroyables, des paysages grandioses, la nature y est le centre de tout et impose son rythme à grand coup de vent, pluies et soleil.

Nous sommes donc arrivés un dimanche soir à l’auberge Yakush, bien fatigués par les 5000 kms parcourus en 2 semaines et par les épisodes des derniers jours. On a fait un tour des agences de tourisme et on a rapidement du abandonner nos rêves de Cap Horn en kayak ou en avion, de journée à cheval ou d’excursions sur les iles désertes plus au sud … Ushuaia vit essentiellement de tourisme et on sent que le filon est bien exploité ! On a bien sympathisé avec Ariel qui est guide de montagne lorsqu’il ne travaille pas à l’auberge, il nous a indiqué plein de randos à faire dans le coin en évitant les excursions hors de prix proposées aux touristes.

On a quand même commencé la semaine par une sortie en bateau sur le canal de Beagle (ca on ne pouvait pas l’éviter !) Au programme, petite marche sur l’ile Bridges, cormorans et lions de mer des iles du canal jusqu’au Phare des Eclaireurs qui annonce l’entrée du canal de Beagle et de la Baie d’Ushuaia. On a un peu regretté l’ambiance sexagénaire de la traversée mais les paysages étaient magiques, en quelques heures nous sommes passés des nuages sombres et menaçants au soleil vif. Les lions de mer, toujours fidèles à eux-mêmes, les cormorans impressionnants pendant leurs séances de pêches « sous-marine » et aussi de nombreux autres oiseaux marins difficilement reconnaissables pour nous.

Les jours suivants, les randos se sont enchainées ! Du lago Esmeralda avec Christophe et Aurélie, au Cerro Del Medio avec Martin, en passant par le Cerro Guanaco dans le Parc National de la Terre de Feu (surement la plus belle des randos, la vue à 360° est incroyable et bien méritée), mais aussi la Playa Larga avec un tour en VTT pour Poup, le glacier Marcial et le glacier Vinciguerra avec Ariel, Emi, Caca et Miel… A chaque fois une vue différente, plus impressionante les unes que les autres, les photos en diront plus que n‘importe quels mots !

Au bout de quleques jours passés à l’auberge Ariel nous a proposé de s’installer chez lui si nous voulions rester plus longtemps à Ushuaia, du coup plus grand-chose nous poussaient à reprendre la route ! Nous avons attendus les castors à la tombée de la nuit, visité le bateau que garde Caca sur le canal de Beagle, la maison que se construit Martin avec une vue plongeante sur la baie, parcourus les rue d’Ushuaia, fait une parilla avec Alan l’assador pour l’anniversaire de Poup.
Sans oublier les inombrables matés (matin, midi, après-midi, soir… il n’y a pas d’heure pour un bon maté) savourés « en mer » comme au sommet de nos « ascensions ».

Toutes ces journées se sont terminées dans la salle commune du Yakush ou nous avons pris nos habitudes et avons rencontrés beaucoup de monde ! Des Français, des israéliens, des espagnols, des anglais …enfin la liste est longue mais c’était vraiment sympa de rencontrer toutes ces personnes voyageant chacun à leur manières, racontant leurs expériences, donnant leurs conseils. C’est surtout avec des argentins, je devrais dire des ushuaiens que nous avons passé le plus de temps. Si les journées se terminaient au Yakush, les nuits par contre se terminaient pour la plupart au Dublin (bar irlandais du coin) ou nous avons rencontré la vie ushuaienne, de véritables discussions (si si j’ai essayé d’aligner plus de 2 mots espagnols, il parait que l’accent franco-brésilien est assez original d’ailleurs), bref des soirées argentines comme il nous manquait depuis le début de notre périple.

C’est au bout d’une dizaine de jours et plusieurs tentatives infructueuses que nous avons finalement repris la route pour quitter la Terre de Feu. Je crois que l’on gardera cette étape à Ushuaia longtemps dans nos mémoires, pour les paysages et les gens que nous y avons rencontrés !

jeudi 11 mars 2010

Arrivée en Terre de Feu

Chance et aventure : mots d’ordre de ces deux journées !

Nous arrivons à Rio Gallegos en fin de journée et comme imaginé, nous ne trouvons pas grand chose d’attrayant ! L’office de tourisme nous le confirme autant pour les hostels que pour les choses à voir dans le coin… pas besoin de grande discussion avant de décider de reprendre la route, nous aurons fait un temps record pour cette escale : 25 minutes ! C’est donc sans trop se poser de questions que nous nous dirigeons toujours plus au sud, vers la frontière pour le Chili,.

Petit point géographique: La Terre de Feu est une île que se sont partagés avec quelques tensions le Chili et l’Argentine. Le nord ouest de l’ile est chilien et le sud-est argentin. En arrivant d’Argentine nous devons passer par le Chili pour aller à Ushuaia, nous avons donc une première frontière sur le continent puis une seconde en Terre de Feu où nous repassons en Argentine.

Nous arrivons donc à la frontière argentino-chilienne vers 21h sans trop savoir à quoi nous attendre. Nous garons la voiture et munis des papiers de notre corsa et de nos passeports nous nous dirigeons vers le bâtiment partagé par les douanes. Nous entrons dans une salle bondée où les files d’attentes sont difficilement différenciables, les pleurs des enfants et discussions animées sont ponctués par les innombrables coups de tampons. Impossible d’optimiser le temps d’attente en faisant plusieurs file en même temps, nous prenons donc notre mal en patience et faisons 3 files différentes pour avoir les tampons et petits coupons nécessaires sur nos passeports (même la corsa a son propre passeport : la grande classe). Nous pouvons enfin reprendre la voiture en niant toute possession de fruits, légumes… Et là, la grande traversée commence.

Dans le noir total et sans aucun panneau nous avançons sur l’unique route, espérant trouver le port de Punta Delgada pour se renseigner sur les prochaines traversées ou bien faire escale. Soudain des lumières et une file de véhicules apparaissent, nous ralentissons pour nous garer mais un agent nous fait signe d’avancer vers le ferry, même pas possible de baisser la vitre pour lui demander où acheter un ticket, apparemment il faut faire vite ! Nous embarquons donc en quelques instants. A peine le temps d’attraper un pull et de fermer la voiture que la porte du ferry est refermé et que nous tangons déjà sur les vagues du détroit de Magellan. La nuit noire nous interdit tout aperçu du paysage mais les vagues ont l’air plutôt mouvementées. Les télévisions nous apprennent le tremblement de terre au Chili : images, vidéo et interviews, les médias sont universels. Les chiliens présents sont concernés mais n’ont pas l’air profondément choqué, peut être sont-ils au courant depuis plus longtemps.

La traversée n’aura duré que 20 minutes, nous débarquons tout aussi rapidement et nous retrouvons sur une route bien aménagée mais toujours sans indications. Au bout d’une bonne heure de route nous arrivons à Cerro Sombrero, espérant vraiment trouver de quoi dormir, le vent est vraiment violent ici ! Par chance le seul hôtel de la ville est encore ouvert, nous demandons le prix d’une chambre de base, malheureusement elles sont toutes prises par les gauchos venus pour un festival ce même weekend ! La dernière chambre libre est a 320 pesos la nuit, un peu plus que 4 fois notre budget ! La gérante s’en rend bien compte et nous propose de nous la faire au prix d’une chambre plus bas de gamme soit 220. Devant cette grosse réduction et l’impossibilité de dormir avec ce froid dans la voiture, nous acceptons. Nos sacs nous tombent des épaulent lorsque l’on entre dans la chambre ! Un lit King size avec un matelas incroyablement épais… et une douche avec jet massage et tout le luxe américain … Inutile de dire que comparé aux nombreuses nuit dans la corsa, on se croirait au paradis !

Heureusement que la nuit a été reposante pour affronter la journée du lendemain ! Apres un ti déjà dans l’hôtel nous nous apercevons que nous sommes a court de liquide, à court de sans plomb, que l’hôtel et la station service ne prennent pas les cartes et que les distributeurs de monnaie n’ouvrent que le lendemain (lundi)… Oui c’est un bon début de journée ! Heureusement que nous pouvons compter sur le charme de Poup ! Apres discussion avec la gérante, il vide le portefeuille de TOUTE sa monnaie : 166 pesos argentins et un billet de 5 euros… Direction le supermarché ou c’est avec une caissière qu’il arrivera a négocier un paiement en carte pour l’échanger avec du liquide : 15 000 pesos chilien que nous dépenserons en sans plomb. Du coup, plus sereins, nous passons faire un tour au festival de gaucho… on sort un peu du paysage avec notre corsa et nos manteaux de ski face aux vieux gauchos en tenues traditionnelles dans leur 4x4 éprouvés par la boue. Nous profitons quand même d’une démonstration de chiens gauchos (ils doivent déplacés un troupeau de moutons sous les ordres de leur maitres d’un enclos à l’autre.) mais les rafales de vents nous font vite reprendre les ripios jusqu’à Rio Grande, ville la plus importante économiquement de la Terre de feu.

C’est donc sans dépasser les 40 km/h que nous parcourons les 120 kms de ripio sous les rafales violentes du vent de la Terre de Feu. Au seul carrefour avec des panneaux de notre parcours, nous rencontrons un motard qui nous dit que nous avons un pneu à plat … Nous changeons donc la roue avec son aide et reprenons la route encore plus lentement et prudemment. C’est avec de faux espoirs que nous espérons pouvoir trouver un garage à la frontière argentine 30 kms plus loin. Nous passons de nouveau les formalités nécessaires à cette douane beaucoup plus petite et moins pratiquée et reprenons la route évitant autant que possible les cailloux…
Nous arrivons enfin à Rio Grande et parvenons, par chance à trouver une gomeria ouverte un dimanche ! La corsa se fait désosser, il trouve 2 trous dans le premier pneu et en lui demandant de vérifier la pression des autres pneu, il trouve une vis enfoncée et limée…Décidemment les routes argentines sont plutôt agressives pour les pneus ! Nous profitons de Rio Grande pour faire un vrai plein d’essence et retirer de l’argent.

Nous reprenons la ruta 3 vers le sud … pour arriver quelques heures plus tard au bout du monde… Les paysages changent très rapidement ! Après les plaines d’herbes battues par le vent du nord de la terre de feu, les vallons se transforment rapidement en forêts puis montagnes, lacs et glaciers.
Nous arrivons de nuit à Ushuaia et nous arretons à l’auberge Yakush, Ariel nous accueille…

Où sommes nous ?


Afficher Donde Estamos ? sur une carte plus grande

  © Blogger template 'Darken' by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP